14 avril 1954 marquait la disparition de Yacine Diallo à Conakry. Enseignant, homme politique et visionnaire, il reste une figure emblématique de l’émancipation africaine.
Une jeunesse entre tradition et modernité
Né le 18 octobre 1897 à Toulel Nouma, près de Labé, Yacine Diallo est issu d’une famille influente. Son père, Alpha Bakar Nouma, fut conseiller du roi Alpha Yaya Diallo et chef de canton de Kouramangui.
Il étudie à l’école coranique, puis à Kouroula, avant d’intégrer en 1914 l’École Normale William Ponty de Dakar. Il en sort diplômé en 1917.
Pédagogue passionné et acteur de l’éducation
Il enseigne à Pita, Kissidougou, Coyah, Guéckédou, Nzérékoré, Kindia et Conakry. De 1936 à 1942, il est professeur de musique, histoire, géographie et dessin à l’école Camille Guy, avant de devenir directeur de l’école urbaine.
Un pionnier de la politique africaine
Yacine Diallo fonde le Parti Socialiste Africain avec Lamine Gueye. Élu en 1945 député à l’Assemblée nationale française, il devient vice-président du groupe socialiste.
En 1946, il co-signe l’acte fondateur du Rassemblement Démocratique Africain (RDA) avec Houphouët-Boigny, Senghor et Lamine Gueye.
Héritage et disparition
Yacine Diallo décède à Conakry le 14 avril 1954 à l’âge de 57 ans. Selon son fils, Issa Ben Yacine Diallo, il maîtrisait le français, l’anglais, le latin, le grec et le peul. Il parlait même le vieil anglais.
Son action a influencé l’adoption de la loi Gaston Defferre en 1956, prélude à la décolonisation africaine.












