Un incident grave a marqué le déroulement du DEF 2025 à Wassala, dans le cercle de Bafoulabé. Le président d’un centre d’examen a été arrêté après la diffusion anticipée des sujets de mathématiques.
Le scandale éclate à la veille de l’épreuve
Le lundi 2 juin 2025, dans la localité de Wassala, rattachée au cercle de Bafoulabé, une fuite des sujets de mathématiques du Diplôme d’études fondamentales (DEF) a été constatée. Les documents ont circulé sur les réseaux sociaux avant le début de l’épreuve, déclenchant une alerte nocturne auprès des autorités locales.
Alertée aux alentours de minuit, la Brigade territoriale de gendarmerie a ouvert une enquête en urgence. Lors de leur intervention, les enquêteurs ont interrogé le président du centre d’examen, un enseignant nommé M. ABT, qui a reconnu l’authenticité des documents diffusés.
Arrestation et enquête en cours
Face à la gravité des faits, le procureur de la République a émis un mandat de dépôt à l’encontre de M. ABT, désormais placé en détention. Selon les premiers éléments, les sujets auraient été retirés de son bureau, soulevant des interrogations sur la sécurité des épreuves.
Les gendarmes poursuivent les investigations afin d’identifier d’éventuels complices et comprendre les circonstances de cette fuite.
Réactions partagées au sein de la communauté éducative
L’affaire a provoqué une onde de choc dans le milieu éducatif local. Une association d’enseignants s’est rendue au tribunal pour soutenir M. ABT, décrit comme un professionnel intègre.
Par ailleurs, certains parents d’élèves pointent du doigt des conflits d’intérêts dans l’administration scolaire, où plusieurs responsables éducatifs seraient également promoteurs d’écoles privées, créant des situations de concurrence malsaine.
Un système éducatif fragilisé
Ce nouvel épisode relance le débat sur la sécurisation des examens nationaux au Mali. Malgré les engagements officiels, ces récidives entachent la crédibilité du système éducatif et nuisent à l’égalité des chances.
Les autorités sont appelées à renforcer les contrôles et à garantir l’intégrité des épreuves pour restaurer la confiance du public dans le processus éducatif national.











