Le 11 avril 2025, des responsables du département américain de la Sécurité intérieure ont annoncé la fin du TPS Cameroun. Cette mesure, prise par Kristi Noem, actuelle secrétaire à la Sécurité intérieure, concerne également les ressortissants de l’Afghanistan.
Le statut de protection temporaire (TPS) permet aux étrangers originaires de pays en crise de résider et travailler légalement aux États-Unis, tout en étant protégés contre l’expulsion. Il est généralement accordé pour une durée de 18 mois, renouvelable.

Près de 8 000 Camerounais menacés d’expulsion
Selon les chiffres du département, environ 7 900 Camerounais pourraient perdre ce statut. Leur expulsion pourrait débuter dès juin 2025, sauf si un recours est accepté.
Sous l’administration Biden, en 2023, cette protection avait été prolongée en raison des violences liées aux groupes jihadistes comme Boko Haram et à la crise sécessionniste dans les régions anglophones du Cameroun.
Une décision politique dans un contexte de durcissement migratoire
L’administration Trump poursuit une politique de durcissement migratoire. Une mesure similaire avait été prise récemment contre les Vénézuéliens.
Selon Tricia McLaughlin, porte-parole du département, les conditions actuelles au Cameroun et en Afghanistan « ne justifient plus » l’octroi de ce statut.
Vers des expulsions volontaires ?
Les autorités encouragent les ressortissants concernés à quitter le territoire de manière volontaire via l’application CBP Home, afin d’éviter une expulsion forcée.
Des recours juridiques en perspective
Cette mesure pourrait être contestée en justice. Déjà, au début du mois d’avril, le juge Edward M. Chen de San Francisco avait temporairement suspendu la fin du TPS pour les Vénézuéliens.
Il avait estimé que cette décision risquait d’avoir un impact humain et économique majeur, et pourrait être jugée contraire au droit.
Il est donc probable que des organisations de défense des migrants lancent des recours pour contester cette mesure visant les Camerounais.











