Deux mois après le départ du directeur général de la Somagep-SA, aucun successeur n’a encore été désigné. Cette situation inquiète les employés et freine les décisions importantes pour la bonne marche de l’entreprise.
La Somagep-SA sans direction claire depuis deux mois
Depuis le limogeage de Dramane Coulibaly, ex-directeur général de la Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep-SA), l’entreprise traverse une phase d’incertitude. Son départ, survenu dans un climat tendu, avait été marqué par le scellage de son bureau par un huissier de justice, laissant présager une situation interne délicate.
Une nomination attendue mais toujours absente
Peu après cet épisode, beaucoup s’attendaient à une réaction rapide du ministère de l’Énergie et de l’Eau, dirigé par Boubacar Diané, pour désigner un nouveau directeur général. L’objectif était clair : insuffler une nouvelle dynamique à une société confrontée à des défis majeurs dans la gestion de l’eau potable.
Pourtant, malgré les attentes, aucune nomination n’a été officialisée, laissant planer le doute sur les raisons d’un tel blocage administratif.
Des conséquences opérationnelles préoccupantes
L’absence prolongée de direction commence à impacter le fonctionnement de la Somagep-SA. Selon plusieurs sources internes, les difficultés logistiques s’accumulent, notamment en matière d’approvisionnement en matériel. Le manque de décisions stratégiques nuit à la performance globale de l’entreprise.
En l’absence d’un directeur général en fonction, le directeur général adjoint, qui assure l’intérim, se trouve limité dans ses prérogatives. Certaines décisions cruciales échappent à ses compétences, ce qui ralentit la réactivité de la société face aux urgences du terrain.
Un appel pressant à une décision politique
Face à cette situation, le ministre Boubacar Diané est appelé à trancher rapidement. Il devient impératif de combler ce vide hiérarchique afin d’éviter que la Somagep-SA ne s’enlise davantage dans l’inefficacité opérationnelle.
L’enjeu est de taille : garantir la continuité des services d’eau potable pour des milliers de citoyens, tout en renforçant la gouvernance d’un acteur clé du secteur public malien.











