Le président français Emmanuel Macron et son épouse ont engagé des poursuites judiciaires aux États-Unis contre l’influenceuse américaine Candace Owens. Ils l’accusent de propager des allégations mensongères portant gravement atteinte à leur honneur.
Une procédure judiciaire transatlantique
Le 23 juillet 2025, une plainte pour diffamation a été déposée par Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron devant un tribunal de l’État du Delaware, aux États-Unis. Cette action en justice vise Candace Owens, connue pour ses positions controversées sur les réseaux sociaux et ses podcasts à fort impact médiatique.
Des accusations jugées « fantaisistes et diffamatoires »
Selon le dossier présenté au tribunal, Candace Owens aurait relayé durant plus d’un an une série de contenus prétendant que Brigitte Macron serait née de sexe masculin, et qu’elle aurait usurpé l’identité d’une autre personne. Les propos diffusés dans une série de huit épisodes de podcasts intitulée « Becoming Brigitte » vont encore plus loin, évoquant des thèses conspirationnistes impliquant des pratiques d’inceste, de contrôle mental et de fraude d’identité.
La plainte qualifie ces déclarations de « fausses », « infamantes » et visant à « nuire délibérément à l’image publique et personnelle » du chef de l’État et de sa femme. Elle souligne également que des documents prouvant l’illégalité et l’irréalité de ces accusations ont été transmis à Owens, sans effet.
Absence de rétractation, persistance de la campagne
Les époux Macron affirment avoir tenté d’obtenir un retrait volontaire des propos par voie amiable, fournissant des preuves pour contredire les allégations. Toutefois, Candace Owens aurait persisté, tournant leurs démarches en dérision et utilisant le scandale comme levier d’audience auprès de sa communauté en ligne.
Cette situation aurait provoqué une « campagne internationale de harcèlement » contre le couple présidentiel, avec des répercussions importantes sur leur vie privée et leur réputation. C’est dans ce contexte qu’ils réclament désormais des dommages et intérêts significatifs, censés avoir un effet dissuasif.
Un contexte judiciaire déjà actif en France
En France, deux figures publiques, Natacha Rey et Amandine Roy, avaient déjà été condamnées en septembre 2024 pour avoir tenu des propos similaires à ceux de Candace Owens. Elles avaient été reconnues coupables d’atteinte à la vie privée et de diffamation envers Brigitte Macron, et condamnées à verser des milliers d’euros de dommages, ainsi que 5 000 euros à Jean-Michel Trogneux, frère de la Première dame.
Cependant, un retournement a eu lieu le 10 juillet 2025, lorsque les deux femmes ont été relaxées en appel. Brigitte Macron et son frère ont aussitôt décidé de se pourvoir en cassation, relançant la procédure.











