Donald Trump a vivement critiqué Vladimir Poutine après un week-end d’attaques massives en Ukraine, dénonçant une escalade qui pourrait, selon lui, précipiter la chute de la Russie. Kiev dénonce un raid aérien sans précédent ayant fait 13 morts.
Un raid meurtrier secoue l’Ukraine
Dans la nuit du 24 au 25 mai 2025, l’Ukraine a été frappée par une vague d’attaques aériennes particulièrement violente. Selon l’armée de l’air ukrainienne, 367 projectiles, dont 69 missiles et 298 drones, ont été lancés contre plusieurs régions du pays. Cette offensive serait la plus massive depuis le début de l’invasion en février 2022.
Le bilan humain est lourd : 13 personnes ont perdu la vie, notamment dans la région de Kiev et de Jytomyr, où trois enfants ont été tués. L’intensité et l’ampleur de cette attaque ont suscité une vive réaction sur la scène internationale, notamment du côté des États-Unis.
Trump durcit le ton
Réagissant à ces événements, Donald Trump a exprimé sa colère à l’encontre de Vladimir Poutine, le qualifiant de « complètement fou » dans une publication sur le réseau Truth Social. Le président américain a affirmé que les ambitions de Moscou pourraient conduire à une crise majeure : « S’il veut toute l’Ukraine, cela mènera à la chute de la Russie. »
Malgré ses précédents efforts diplomatiques, notamment un échange téléphonique de près de deux heures avec Poutine une semaine plus tôt, Trump s’est dit « profondément déçu » par cette nouvelle escalade militaire alors que des négociations sont en cours pour obtenir un cessez-le-feu.
Le Kremlin justifie ses actions
Interrogé sur ces frappes, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a justifié les attaques en les qualifiant de « réponse nécessaire » face aux opérations de drones menées par l’Ukraine contre le territoire russe. Selon lui, le président Poutine agit « dans l’intérêt de la sécurité nationale ».
L’armée russe a déclaré avoir visé des sites du complexe militaro-industriel ukrainien, affirmant que les cibles étaient militaires et non civiles.
Réactions internationales
Ces événements ont suscité une levée de boucliers en Europe. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a réclamé une intensification de la pression sur la Russie. Berlin a condamné les attaques, évoquant un affront, même à l’égard de Trump, qui tente de maintenir le dialogue avec Moscou.
Du côté de Kiev, le président Volodymyr Zelensky a dénoncé « le silence » de certains alliés, notamment des États-Unis. Il estime que cette inertie alimente l’agressivité de Moscou.
Trump reste prudent
Bien qu’il ait évoqué la possibilité de renforcer les sanctions économiques contre la Russie, Donald Trump n’a annoncé aucune mesure concrète.











