
Les États-Unis annoncent la fermeture du Millennium Challenge Corporation (MCC), une agence phare de financement des infrastructures en Afrique. Une décision qui soulève des interrogations sur l’influence croissante de la Chine sur le continent.
Washington met fin au Millennium Challenge Corporation
Le 23 avril 2025, l’administration américaine a annoncé la fermeture du MCC, une agence publique créée en 2004 pour financer des projets d’infrastructures dans les pays en développement. L’information a été confirmée après la diffusion d’un mémo du ministère pour l’efficacité gouvernementale (Doge), dirigé par Elon Musk.
Un arrêt brutal, des chantiers inachevés
Selon un responsable interne, l’organisme est en train de mettre fin à l’ensemble de ses activités. Des projets en cours, comme des routes au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, risquent d’être abandonnés. Le MCC informera les pays partenaires d’ici vendredi que leurs accords d’investissement prendront fin dans quarante jours.
Des extensions limitées pour certains pays
Quatre pays bénéficieront de dérogations : le Népal, la Mongolie, le Sénégal disposeront de trois mois pour sécuriser les travaux. En Côte d’Ivoire, un délai supplémentaire est prévu.
Un bilan financier conséquent
Depuis 2004, le MCC a investi 17 milliards de dollars dans divers projets. En Zambie, 500 millions de dollars ont été investis pour développer les routes, l’irrigation et l’électricité. L’agence bénéficiait d’un soutien bipartisan aux États-Unis.
L’influence chinoise au cœur des préoccupations
En 2024, les échanges entre la Chine et l’Afrique ont atteint 167,8 milliards de dollars au premier semestre. La fermeture du MCC interroge sur la capacité des États-Unis à contrer l’influence de Pékin.
Tensions entre vision isolationniste et géopolitique
« Si l’on s’inquiète de l’influence de la Chine, pourquoi fermer une agence qui y répond efficacement ? », s’interroge une employée. Elizabeth Hofman, directrice du MCC pour l’Amérique du Nord, défend une approche responsable du développement. Cette fermeture s’ajoute à la réduction drastique de l’USAid décidée par Donald Trump.











