Le gouvernement togolais prévoit de lancer des mandats d’arrêt internationaux contre plusieurs activistes installés à l’étranger. Ces derniers sont accusés de vouloir semer le trouble dans le pays par le biais des réseaux sociaux.
Des actions judiciaires ciblées contre des activistes à l’étranger
Les autorités togolaises s’apprêtent à engager des poursuites judiciaires contre plusieurs individus résidant hors du pays, notamment en France, soupçonnés de mener des actions de déstabilisation à travers les réseaux sociaux. Ces activistes sont accusés d’avoir lancé des appels à l’insurrection et de diffuser des contenus jugés mensongers visant les institutions nationales, le Président Faure Gnassingbé, les forces de sécurité et d’autres symboles de l’État.
Un contexte de tensions persistantes
Ces poursuites s’inscrivent dans un climat tendu depuis les manifestations non autorisées de juin dernier, au cours desquelles plusieurs incidents ont été rapportés. Selon les déclarations du ministre de la Sécurité, Calixte Madjoulba, certains influenceurs auraient utilisé ces événements pour inciter à la violence, au vandalisme et à la désobéissance civile, en amplifiant leurs messages sur les plateformes sociales.
Des mandats d’arrêt en préparation
Le gouvernement envisage de lancer des mandats d’arrêt internationaux contre les principaux instigateurs de ces campagnes numériques. Bien que leur identité n’ait pas été dévoilée, il s’agirait principalement de blogueurs, militants et influenceurs politiques actifs depuis l’étranger. Ces individus sont accusés d’entretenir un climat de haine et de division, en relayant des informations jugées fallacieuses par les autorités togolaises.
Le rôle controversé de certaines ONG
Parallèlement, l’exécutif a exprimé des critiques à l’égard de certaines organisations non gouvernementales, soupçonnées de participer à la manipulation de l’opinion publique sous couvert de défense des droits humains. D’après le gouvernement, ces ONG contribueraient à l’instrumentalisation politique des faits, en diffusant des rapports jugés partiaux et en soutenant indirectement les discours des activistes visés.
Une riposte étatique assumée
« Ces instigateurs seront traqués et sanctionnés », a affirmé Calixte Madjoulba, précisant que les autorités ne toléreront aucun acte visant à fragiliser l’ordre public ou à remettre en cause la légitimité des institutions. Le gouvernement appelle par ailleurs la population à faire preuve de vigilance face à la désinformation en ligne.











