
Un nouveau projet de renversement du pouvoir burkinabè a été déjoué. Un ex-officier haut gradé, ancien dirigeant d’une société publique stratégique, est soupçonné d’avoir mobilisé des milliards pour fomenter une insurrection.
Un ancien haut gradé soupçonné de subversion
Le commandant Joanny Compaoré, ex-directeur général de la SONABHY et ancien proche de Paul-Henri Sandaogo Damiba, est accusé d’avoir orchestré une tentative de coup d’État contre le régime du capitaine Ibrahim Traoré.
Radié de l’armée le 6 décembre 2024 pour absence injustifiée, Compaoré aurait depuis l’exil tenté de réunir des forces loyales à l’ancien système. Des sources sécuritaires indiquent qu’il aurait détourné d’importantes sommes durant son mandat à la tête de la SONABHY, qu’il aurait utilisées pour financer l’opération.
Une tentative de déstabilisation minutieusement préparée
Selon les autorités, près de 25 milliards de francs CFA auraient été mobilisés pour recruter des militaires et acquérir des armes. Certains éléments suggèrent l’implication de figures de haut rang au sein de l’appareil d’État, notamment un chef de cabinet et un haut responsable militaire.
Des armes étrangères, notamment en provenance supposée de France, auraient également été introduites pour appuyer le projet. Le complot aurait impliqué aussi des exilés au Ghana et en Côte d’Ivoire, ainsi que d’anciens dignitaires associés à des groupes extrémistes.
Arrestations dans les rangs militaires
Le démantèlement de ce réseau a conduit à l’interpellation de plusieurs officiers. Parmi eux :
- Commandant Frédéric Ouédraogo, ex-responsable de la justice militaire
- Capitaine Elysée Tassembedo, basé à Ouahigouya
- Deux officiers du Bataillon d’intervention rapide (BIR)
Tous sont suspectés d’avoir participé à un plan subversif.
Climat de méfiance au sein de l’armée
La succession de tentatives de déstabilisation fragilise davantage la cohésion des forces. Le nom de Compaoré rejoint une liste d’anciens dignitaires tels que Djibrill Bassolé ou Damiba, régulièrement cités dans des affaires similaires.
Ces événements posent la question : le pouvoir du capitaine Traoré est-il menacé ou vit-il une paranoïa sécuritaire ? En l’absence de preuves, les doutes demeurent.
Le défi de la transparence pour la transition
Pour maintenir la confiance du peuple, le MPSR2 devra garantir la transparence dans les enquêtes. L’exploitation politique des rumeurs pourrait nuire à la transition. Entre sécurité nationale et respect des libertés, l’équilibre reste délicat.











