Une opération militaire conjointe a permis de neutraliser une base terroriste dans la région de Ménaka, au Mali. Cette offensive illustre la stratégie coordonnée des forces sahéliennes pour sécuriser les zones frontalières.
Une action conjointe des forces maliennes et nigériennes a abouti, le 8 mai 2025, à la destruction d’un site logistique appartenant à des groupes armés terroristes à environ 35 kilomètres au sud d’Indelimane, dans la région de Ménaka. L’opération s’inscrit dans le cadre des efforts coordonnés par la Force Unifiée de la Confédération des États du Sahel (FU-AES), dont l’efficacité croissante est saluée par les autorités militaires de la région.
Confirmée le 9 mai 2025 par l’État-Major Général des Armées (EMGA), cette frappe ciblée a été rendue possible grâce à une surveillance aérienne conjointe entre le Mali et le Niger. Selon les déclarations officielles, le site ennemi a été « neutralisé avec précision », grâce à une coordination rigoureuse des moyens militaires disponibles.
Le succès de cette opération repose sur l’intégration avancée des capacités de renseignement et la mutualisation des ressources technologiques. Drones, satellites et outils d’analyse de données ont été mobilisés pour localiser avec exactitude la base ennemie, dissimulée dans une zone difficile d’accès du nord-est malien. Cette approche permet désormais de frapper des cibles mobiles ou retranchées, auparavant difficiles à atteindre.
La zone des trois frontières – entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso – demeure un foyer majeur d’activités jihadistes. Depuis plusieurs mois, la FU-AES a intensifié ses interventions dans cette région stratégique, en vue d’endiguer la montée en puissance des groupes armés non étatiques.
Dans un communiqué, l’EMGA a mis en avant « la maîtrise du terrain et la connaissance approfondie de l’ennemi » comme des facteurs clés dans la réussite des récentes opérations. Il a également salué « le professionnalisme des troupes engagées et la synergie exemplaire entre les états-majors maliens et nigériens ».
Par ailleurs, les autorités militaires ont souligné l’importance du soutien des populations locales, souvent confrontées aux exactions de ces groupes extrémistes. Le communiqué appelle les civils à se tenir à l’écart des terroristes et à coopérer davantage avec les forces de défense, malgré les intimidations et les menaces.
L’engagement régional à travers la FU-AES reflète une volonté commune de restaurer la stabilité dans les zones rurales frontalières, particulièrement vulnérables aux incursions et aux actions violentes des groupes armés. Selon l’EMGA, cette dynamique offensive se poursuivra jusqu’à l’élimination définitive des menaces terroristes dans la région.
Cette opération s’ajoute à une série d’actions menées récemment dans le Sahel, confirmant un changement de paradigme dans la lutte contre le terrorisme : les États sahéliens prennent désormais l’initiative, forts d’une coordination militaire renforcée et de moyens technologiques de plus en plus performants.











