Le gouvernement malien a officialisé sa participation majoritaire dans la future Société de Raffinerie d’Or du Mali. Une décision stratégique visant à renforcer la souveraineté économique du pays dans le secteur aurifère.
Une volonté de souveraineté économique affirmée
Bamako, 28 mai 2025 – Lors du Conseil des ministres présidé par le Chef de l’État, Assimi Goïta, en présence du Premier ministre Abdoulaye Maïga, une mesure majeure a été adoptée concernant l’implication directe de l’État malien dans la transformation de l’or extrait sur son territoire.
Deux textes ont été validés : une loi autorisant la prise de participation de l’État dans la Société de Raffinerie d’Or du Mali et un décret encadrant cette participation. Ces mesures répondent aux recommandations des Assises Nationales de la Refondation (ANR).
Partenariat avec la Russie : un modèle public-privé structurant
Ce projet prend forme grâce à un partenariat entre l’État malien et le groupe russe Yadran. Le Mali détiendra 62 % du capital social, assurant ainsi le contrôle stratégique de cette infrastructure essentielle.
La raffinerie, qui sera implantée localement, affichera une capacité de traitement de 200 tonnes d’or par an, marquant une rupture avec l’exportation brute du métal précieux.
Un projet aux multiples retombées
La future structure jouera un rôle crucial dans :
La traçabilité et la certification de l’or, y compris artisanal ;
La lutte contre la fraude minière ;
L’augmentation des recettes fiscales grâce à la transformation locale ;
La création de plusieurs centaines d’emplois dans divers secteurs.
Le projet ambitionne aussi de renforcer les réserves nationales en or et de positionner le Mali comme un acteur reconnu sur les marchés internationaux.
Une vision à long terme pour l’autonomie minière
Par cette démarche, le gouvernement malien, sous la conduite du Président Assimi Goïta et du ministre Alousséni Sanou, affirme sa volonté de bâtir un modèle économique durable, basé sur la transformation locale et la valorisation nationale des ressources minières.
Cette stratégie met fin à une longue période de sous-exploitation nationale des ressources, au profit désormais du peuple malien.











