Depuis les années 1950, le programme nucléaire iranien alterne entre ambitions civiles et soupçons militaires. En 2025, malgré les pressions internationales, Téhéran redéfinit sa coopération avec l’AIEA.
Une histoire de sept décennies d’ambitions nucléaires
Le programme nucléaire iranien trouve ses racines dans les années 1950, lorsqu’il est initié avec l’appui des États-Unis dans le cadre du projet « Atomes pour la paix ». En 1968, l’Iran adhère au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), affirmant sa volonté de développer une énergie nucléaire à des fins civiles.
La révolution islamique de 1979 interrompt le projet. La guerre contre l’Irak relance l’intérêt stratégique du nucléaire, poussant Téhéran à chercher de nouveaux partenaires, notamment la Russie.
Une montée en puissance dans les années 2000
Au début des années 2000, des révélations sur des sites nucléaires secrets à Natanz et Fordo provoquent une onde de choc internationale. L’Iran intensifie ses efforts d’enrichissement d’uranium.
En 2015, le JCPOA est signé. Mais en 2018, le retrait des États-Unis provoque la reprise d’activités nucléaires dépassant les limites prévues.
Des installations stratégiques sous surveillance
- Centrale de Bushehr : en service depuis 2011, construite avec la Russie.
- Site de Natanz : usine d’enrichissement d’uranium très surveillée.
- Site de Fordo : installation souterraine jugée sensible.
- Usine d’Ispahan : conversion d’uranium en gaz.
Vers un dialogue revisité avec l’AIEA
Le 12 juillet 2025, Abbas Araghchi annonce une nouvelle approche dans la relation entre l’Iran et l’AIEA. Malgré la suspension des coopérations, le dialogue se poursuit sous l’égide du Conseil suprême de sécurité nationale.
Il appelle à une confiance mutuelle et dénonce les pressions internationales comme étant motivées par des objectifs dissimulés.
Un processus diplomatique au point mort
Les discussions avec les États-Unis, suspendues depuis avril 2025, pourraient reprendre, mais l’Iran exige qu’elles se concentrent uniquement sur le nucléaire civil. Le droit à l’enrichissement d’uranium reste une ligne rouge.
Les États-Unis exigent, eux, l’abandon complet de cette activité sur le sol iranien.
Une tension croissante avec l’Europe
La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni menacent d’activer le mécanisme de snapback, rétablissant les sanctions onusiennes. Téhéran considère cette action comme hostile, et avertit qu’elle compromettrait durablement les relations bilatérales.











