Le procès du Boeing présidentiel, impliquant plusieurs anciens hauts responsables maliens, a une nouvelle fois été reporté au 2 juin 2025. Les demandes de liberté provisoire ont été rejetées par la cour.
Un procès au centre de l’attention publique
Le dossier judiciaire relatif à l’acquisition de l’avion présidentiel et à l’achat d’équipements militaires suscite un intérêt particulier au sein de l’opinion publique malienne. Ce procès emblématique, suspendu en novembre 2024 pour complément d’enquête, a repris récemment mais a été à nouveau reporté, cette fois au 2 juin 2025.
Un report motivé par l’état de santé de l’ex-ministre
La décision de renvoyer l’affaire découle d’une requête formulée par les avocats de Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l’Économie et des Finances, actuellement en détention depuis 2021. Les conseils de la défense ont présenté un rapport médical attestant de l’incapacité temporaire de leur cliente à se tenir debout durant l’audience.
Transportée sur un lit dans la salle du tribunal, Bouaré Fily Sissoko a eu des difficultés à s’exprimer devant la cour, ce qui a renforcé les arguments de la défense. Toutefois, les juges ont indiqué que la reprise de l’audience est conditionnée à une expertise médicale confirmant sa capacité physique à comparaître.
Un équilibre entre justice et respect des droits
Malgré le report, la cour a réaffirmé sa volonté de garantir un procès équitable, tout en respectant les droits des accusés. Elle entend poursuivre l’instruction de l’affaire dans le strict respect des procédures, en conciliant transparence judiciaire et protection des droits humains.
Rejet des demandes de mise en liberté provisoire
Lors de cette même audience, la cour, dans une composition différente, a rejetté les demandes de liberté provisoire introduites par les avocats de Bouaré Fily Sissoko et du Colonel-Major Nouhoum Dabitao. Ce dernier, également mis en cause dans ce dossier, reste détenu.
Le ministère public, présent à l’audience, a insisté sur son engagement envers la manifestation de la vérité. Il a précisé que sa démarche ne relève pas d’un acharnement, mais d’un effort constant pour faire toute la lumière sur ce dossier symbolique.
Une affaire encore loin de son dénouement
Ce nouveau renvoi témoigne de la complexité de l’affaire. Entre les enjeux politiques, les considérations juridiques et l’état de santé des personnes poursuivies, le procès du Boeing présidentiel peine à progresser rapidement. La prochaine audience, fixée au 2 juin 2025, devrait permettre de lever certaines zones d’ombre si les conditions sont réunies.











