À l’approche du scrutin de 2025, les deux principales formations d’opposition en Côte d’Ivoire ont décidé de s’unir. Objectif : présenter un front commun face au parti au pouvoir.
Une coalition politique inédite
Alors que l’élection présidentielle prévue pour 2025 en Côte d’Ivoire s’annonce décisive, un tournant majeur vient d’être amorcé sur l’échiquier politique national. Les deux principales forces d’opposition, longtemps divisées, ont décidé de s’allier pour maximiser leurs chances de succès face à la coalition au pouvoir.
Cette nouvelle coalition, officialisée lors d’une conférence conjointe à Abidjan, regroupe le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Front Populaire Ivoirien (FPI). L’objectif de cette entente est clair : peser plus lourd dans le processus électoral en mutualisant les ressources, les stratégies et les bases militantes.
Un changement stratégique
La décision a été prise à la suite de plusieurs semaines de consultations internes et de négociations discrètes. Les leaders des deux partis, Henri Konan Bédié (PDCI) et Laurent Gbagbo (FPI), ont mis de côté leurs différends historiques pour privilégier l’intérêt commun : offrir une véritable alternative au pouvoir en place.
Cette alliance marque un changement stratégique majeur. Jusque-là, les candidatures dispersées avaient souvent affaibli l’opposition. Désormais, un candidat unique pourrait représenter le bloc opposant, renforçant sa légitimité et sa capacité de mobilisation sur l’ensemble du territoire.
Une dynamique en marche
Les modalités exactes de cette collaboration restent à définir, notamment en ce qui concerne le choix du candidat commun, le programme partagé et les alliances régionales. Toutefois, les deux camps ont insisté sur la volonté de bâtir un projet de société cohérent, basé sur la réconciliation, la gouvernance inclusive et la relance économique.
Sur le terrain, la dynamique de cette nouvelle entente suscite déjà un engouement certain parmi les militants. À Bouaké, Yamoussoukro ou encore Daloa, des réunions conjointes sont prévues dans les semaines à venir.
Des réactions contrastées
Du côté du pouvoir, cette manœuvre est accueillie avec prudence. Si les responsables du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) minimisent publiquement l’impact de cette coalition, certains cadres avouent en privé qu’elle pourrait rebattre les cartes, surtout si elle parvient à mobiliser une large partie de l’électorat jeune et urbain.
La Commission Électorale Indépendante (CEI) suit l’évolution avec attention. L’organisme, garant de la transparence du scrutin, a déjà entamé les préparatifs pour assurer un processus électoral apaisé malgré les tensions politiques qui restent palpables.
Une présidentielle sous haute tension
En somme, la création de cette alliance marque une étape politique cruciale pour la Côte d’Ivoire. Si elle tient ses promesses, elle pourrait rééquilibrer le rapport de force et ouvrir la voie à une élection plus compétitive. Les prochains mois seront déterminants pour observer si cette union résistera aux défis internes et aux ambitions personnelles des leaders.











