En Côte d’Ivoire, la tension monte à l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2025. Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour s’opposer à une nouvelle candidature du président Alassane Ouattara.
Une mobilisation d’ampleur contre une nouvelle candidature
À quelques mois de la prochaine élection présidentielle prévue en octobre 2025, la scène politique ivoirienne est secouée par une série de manifestations de grande envergure. Plusieurs milliers de citoyens ont investi les rues de différentes villes du pays pour exprimer leur opposition à un quatrième mandat consécutif du président Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011.
Les slogans scandés lors des rassemblements, tels que « Non à un quatrième mandat ! », traduisent une exaspération croissante au sein d’une frange de la population. Les protestataires considèrent cette nouvelle candidature comme une remise en question du principe de l’alternance démocratique.
Des figures politiques majeures exclues du processus électoral
Au cœur des revendications figure également la demande de réintégration de trois personnalités politiques majeures : Guillaume Kigbafori Soro, ancien Premier ministre et ex-président de l’Assemblée nationale, Laurent Koudou Gbagbo, ex-chef d’État, et Cheick Tidiane Thiam, économiste et ancien ministre. Ces figures influentes ont été écartées du processus électoral, une décision qui suscite de vives critiques.
Les partisans de ces candidats dénoncent une manœuvre visant à restreindre la compétition démocratique. Ils exigent que ces leaders puissent se présenter librement à l’élection, au nom du pluralisme politique et de la justice électorale.
Une décision présidentielle qui divise
Le 30 juillet 2025, Alassane Ouattara a officiellement confirmé sa volonté de briguer un nouveau mandat présidentiel. Une annonce qui a immédiatement enflammé le débat national. Pour ses partisans, il s’agit de garantir la stabilité et la continuité des projets en cours. Pour ses opposants, c’est une dérive autoritaire incompatible avec les aspirations démocratiques du pays.
Les manifestations observées ces derniers jours montrent à quel point cette décision est perçue comme provocatrice par une partie de l’opinion publique. Des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux montrent la mobilisation citoyenne, parfois accompagnée de tensions avec les forces de l’ordre.
Un climat préélectoral sous haute tension
À moins de trois mois du scrutin, la Côte d’Ivoire entre dans une phase critique. Le climat politique se tend, alimenté par l’exclusion de plusieurs candidats de poids et par les interrogations sur la légitimité d’un quatrième mandat présidentiel. De nombreux observateurs redoutent un regain de tensions, rappelant les troubles électoraux des années passées.
Les autorités, quant à elles, appellent au calme et au respect des institutions. Mais la rue semble déterminée à se faire entendre, et la mobilisation pourrait encore s’intensifier à l’approche du scrutin.











