Dans l’État de Taraba, au nord-est du Nigeria, deux villages ont été la cible d’attaques violentes attribuées à des groupes armés. Le bilan provisoire fait état d’environ 30 morts et de nombreuses pertes matérielles.
Des villages attaqués dans le Taraba : un lourd tribut humain et matériel
Le nord-est du Nigeria a de nouveau été le théâtre de violences, avec deux attaques sanglantes survenues dans le district de Karim Lamido, situé dans l’État de Taraba. Selon les autorités locales, ces actes ont été perpétrés par des groupes armés, couramment appelés « bandits », et ont entraîné la mort de près de 30 personnes.
Dans une déclaration officielle, le gouverneur de l’État de Taraba, Agbu Kefas, a indiqué que les habitants des villages ciblés ont subi d’importantes pertes humaines et matérielles. Sans fournir de chiffres exacts, il a évoqué des « dizaines de morts » et la destruction de nombreux biens dans les localités concernées.
Munga et Magani, villages endeuillés
Les villages de Munga et de Magani sont les principales zones touchées par ces attaques. Des témoins rapportent des scènes d’horreur. Moses Kefas, un habitant de Magani, a confié avoir entendu des coups de feu vers minuit, réveillant en urgence sa famille et ses voisins. À son retour dans le village après le retrait des assaillants, il a découvert 16 corps sans vie, éparpillés sur le sol.
Un autre résident, Andrew John, a déclaré avoir observé une dizaine de cadavres dans son propre village, Munga. Les témoignages concordent sur la brutalité des assauts et le mode opératoire des assaillants : des attaques surprises en pleine nuit, souvent accompagnées de pillages, d’incendies volontaires et d’enlèvements.
Un phénomène récurrent dans le nord du pays
Les attaques de bandits armés sont devenues fréquentes dans plusieurs régions du nord du Nigeria, en particulier dans les États du nord-ouest et du nord-est. Ces groupes, organisés et souvent lourdement armés, ciblent les villages pour extorquer de l’argent, enlever les habitants contre rançon, ou simplement semer la terreur.
Au-delà des pertes humaines, les conséquences de ces attaques sont dramatiques pour les populations locales. Les survivants doivent souvent fuir, abandonnant leurs habitations et leurs moyens de subsistance, créant ainsi un climat d’instabilité chronique.
Un climat sécuritaire de plus en plus préoccupant
Cette nouvelle vague de violence s’inscrit dans un contexte sécuritaire tendu au Nigeria, où les attaques de groupes jihadistes dans le nord-est ajoutent une pression supplémentaire. Ces dernières semaines, la fréquence des assauts armés s’est intensifiée, renforçant le sentiment d’insécurité généralisée.
Face à cette situation, les autorités nigérianes sont de plus en plus critiquées pour leur incapacité à mettre fin à ces violences répétées. Les populations locales, quant à elles, vivent dans la peur constante de nouvelles incursions armées.











