
À l’approche de la fête de Tabaski, le gouvernement nigérien a décidé de suspendre temporairement l’exportation de bétail pour assurer un approvisionnement suffisant sur le marché local. Cette décision suscite l’inquiétude des éleveurs, qui craignent des conséquences économiques importantes.
Une décision pour préserver le marché local
Face à la forte demande de bétail observée chaque année lors de la Tabaski, les autorités du Niger ont opté pour une mesure exceptionnelle : l’interdiction provisoire de l’exportation de bétail. Cette décision vise à éviter une pénurie sur le marché local et à garantir des prix accessibles pour les consommateurs.
D’après les autorités, cette initiative permettrait d’assurer un équilibre entre l’offre et la demande, tout en stabilisant les prix, souvent sujets à des augmentations excessives à l’approche de la fête. « Cette mesure est nécessaire pour préserver les intérêts des consommateurs et éviter une flambée des prix », a déclaré un responsable du ministère de l’Élevage.
Les éleveurs dénoncent une décision pénalisante
Cependant, cette décision est loin de faire l’unanimité. Les éleveurs nigériens estiment qu’elle risque de compromettre leurs revenus. L’exportation de bétail représente en effet une part significative de leurs activités commerciales, notamment vers les pays voisins comme le Nigeria, le Bénin ou encore le Ghana.
Pour beaucoup, cette mesure pourrait engendrer des pertes financières conséquentes, surtout pour ceux qui avaient déjà investi dans l’engraissement et le transport des animaux en vue de l’exportation. « Nous avons misé gros cette année, et cette interdiction nous pénalise lourdement », a confié un éleveur de Maradi.
Vers un compromis possible ?
Face au mécontentement des éleveurs, les autorités envisageraient un allègement progressif de cette interdiction, tout en surveillant l’évolution du marché local. L’objectif serait de garantir un approvisionnement suffisant pour la Tabaski, tout en permettant aux éleveurs de maintenir une partie de leurs revenus grâce à des exportations encadrées.
Une concertation entre le ministère de l’Élevage et les représentants des éleveurs pourrait avoir lieu dans les prochains jours pour trouver un terrain d’entente.











