Une attaque de grande ampleur a visé, le 4 juillet 2025, des positions militaires dans le sud-ouest du Niger. Bien que dix militaires aient perdu la vie, l’armée a réussi à neutraliser 41 combattants armés.
Un affrontement intense dans le département de Gotey
Le vendredi 4 juillet 2025, au lever du jour, des groupes armés ont lancé une attaque coordonnée contre les positions militaires de Bouloundjounga et Samira, dans le département de Gotey, au sud-ouest du Niger. Les forces de défense et de sécurité (FDS) ont réagi avec vigueur face à cette offensive menée par plusieurs centaines d’individus lourdement armés.
Malgré la violence de l’assaut, la riposte a permis de reprendre l’ascendant. Une opération conjointe terrestre et aérienne a été immédiatement déclenchée afin de repousser les assaillants et sécuriser les localités ciblées.
Des pertes humaines mais une victoire stratégique
Le bilan est lourd pour l’armée nigérienne : dix soldats ont perdu la vie, et quinze autres ont été blessés. Tous ont été évacués par hélicoptère vers Niamey afin de recevoir des soins spécialisés. Cette attaque constitue l’une des plus violentes enregistrées récemment dans la région.
Cependant, les pertes subies par les assaillants sont bien plus significatives. Quarante et un combattants ont été abattus, tandis que d’autres, blessés ou tués, ont été évacués par leurs camarades lors de leur repli.
Les FDS ont également mis la main sur un arsenal composé notamment de dix motos, une mitrailleuse de calibre 12,7 mm et dix fusils d’assaut AK-47, preuve du niveau de préparation des assaillants.
Les autorités appellent à l’unité nationale
Dans une déclaration officielle, le Ministre de la Défense nationale a exprimé les condoléances du gouvernement aux familles endeuillées, au nom du Président de la République, le Général Abdourahamane Tiani. Il a également salué l’engagement sans faille des FDS dans la protection de la souveraineté du pays.
Le ministre a appelé la population à faire preuve d’unité et de solidarité, tout en affirmant la détermination de l’armée à poursuivre la traque des groupes armés dans toutes les régions affectées.
Un démenti face aux rumeurs de chute
En réponse aux allégations circulant sur les réseaux sociaux, les autorités militaires ont fermement démenti la perte de contrôle des localités attaquées. Les FDS maintiennent leur présence à Bouloundjounga et Samira, malgré les tentatives de désinformation de certains groupes djihadistes.
Selon un bulletin officiel, ces rumeurs visent à masquer l’échec des groupes hostiles et à semer la confusion au sein de la population. Les autorités ont réaffirmé que les positions restent sécurisées.
Une menace persistante dans la région
Cet événement souligne les défis sécuritaires auxquels fait face le Niger, confronté à une insécurité croissante dans certaines zones frontalières. Il témoigne aussi de la résilience des forces armées nigériennes, qui continuent de défendre le territoire national au prix de lourds sacrifices.











