La Russie se dit prête à reprendre les négociations de paix avec l’Ukraine à Istanbul, mais attend toujours une réponse officielle de Kiev. Les divergences profondes entre les deux parties freinent toute avancée significative.
Un nouvel appel au dialogue émis par Moscou
Le Kremlin a annoncé, ce jeudi, attendre la réaction de l’Ukraine concernant une proposition de relance des discussions directes prévues à Istanbul, en début de semaine prochaine. Selon le porte-parole officiel Dmitri Peskov, aucune réponse n’a été reçue à ce jour, soulignant que la balle est désormais dans le camp de Kiev.
Kiev exige la transparence sur les conditions russes
De son côté, le gouvernement ukrainien n’a pas décliné l’offre, mais souhaite d’abord consulter le contenu du document russe détaillant les conditions d’un potentiel accord de paix. Cette demande, perçue comme légitime par certains observateurs, a cependant été rejetée par Moscou, qui y voit une entrave inutile aux échanges.
Des discussions sans issue concrète jusqu’à présent
Depuis leur relance en février dernier à l’initiative de Washington, les pourparlers entre les deux pays n’ont pas abouti à des avancées tangibles. La dernière rencontre bilatérale s’est tenue le 16 mai à Istanbul, marquant la première réunion de ce type depuis plus d’un an. Bien que cette rencontre ait permis un important échange de 1 000 prisonniers de chaque côté, elle n’a débouché sur aucun compromis politique.
Des revendications toujours irréconciliables
Les divergences entre Moscou et Kiev restent profondes. La Russie maintient ses exigences de renoncement à toute adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et réclame la reconnaissance de l’annexion de cinq régions ukrainiennes, des conditions que le gouvernement de Volodymyr Zelensky refuse catégoriquement.
Ankara tente de maintenir le dialogue ouvert
Le président Recep Tayyip Erdogan s’efforce de jouer les médiateurs en appelant les deux parties à ne pas refermer les portes du dialogue. La Turquie, qui accueille les pourparlers, espère une reprise concrète des discussions dès lundi, en restant en contact permanent avec les deux camps.
Communication entre Moscou et Washington
Sur le plan diplomatique, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’est entretenu par téléphone avec son homologue américain, Marco Rubio, pour exposer les intentions russes dans les prochaines négociations. De son côté, Washington a exhorté Moscou à engager des discussions franches et sincères, considérant cela comme la seule voie réaliste vers la fin du conflit.
Trump durcit le ton sans fermer la porte
Alors qu’il s’était initialement montré conciliant envers le Kremlin pour favoriser un accord, le président américain Donald Trump a récemment critiqué les dernières attaques russes en Ukraine, notamment les bombardements du week-end dernier. Toutefois, il a exclu pour l’instant toute nouvelle sanction contre Moscou, préférant préserver la dynamique des négociations en cours.











