Le gouvernement malien vient de franchir une étape cruciale dans la réforme de ses services douaniers. Un nouveau décret impose des contrôles plus rigoureux sur les marchandises à l’importation, avec des effets attendus sur l’économie et la sécurité nationale.
Un tournant stratégique pour les douanes maliennes
Lors du Conseil des ministres tenu le 28 mai 2025 au Palais Présidentiel de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, le gouvernement de transition du Mali a adopté un décret visant à renforcer les contrôles douaniers à l’importation. Cette décision, prise en présence du Premier ministre Dr. Général de Division Abdoulaye Maïga, marque une volonté affirmée de moderniser le système douanier malien.
Un nouveau dispositif de contrôle renforcé
Le texte législatif instaure une double procédure de contrôle : la vérification documentaire préalable des marchandises et le scanning systématique à l’arrivée. Ces mesures seront mises en œuvre par la Direction Générale des Douanes (DGD), dans une logique de lutte contre la fraude et d’amélioration de la traçabilité des flux commerciaux.
La vérification documentaire permettra d’identifier en amont les irrégularités éventuelles, avant même que les marchandises n’atteignent le territoire national. Quant au scanning à l’entrée, il offrira une inspection non intrusive mais efficace des cargaisons, permettant ainsi de détecter les produits non déclarés ou illicites.
Un cadre juridique actualisé
Ce nouveau décret vient compléter le Décret n°2022-0517/PT-RM du 1er septembre 2022, qui définissait déjà les modalités de fonctionnement de la DGD et la création d’un Centre d’Expertise Technique (CET). Ce centre jouera un rôle clé dans l’analyse des risques, le traitement documentaire, ainsi que l’exploitation des données issues du scanning.
Des bénéfices attendus pour l’économie et la sécurité
Limiter la fraude et la contrebande : en rendant plus difficile l’entrée de marchandises illicites, l’État protège ses recettes fiscales et l’industrie locale.
Faciliter les échanges commerciaux légitimes : une anticipation des contrôles réduit les délais de dédouanement et simplifie les procédures pour les opérateurs honnêtes.
Assurer une concurrence équitable : les pratiques frauduleuses étant mieux détectées, les entreprises opérant légalement seront moins désavantagées.
Renforcer la sécurité des citoyens : en filtrant les produits importés, le dispositif permet de mieux contrôler la qualité des biens destinés à la consommation.
Une ambition de souveraineté économique
À travers cette réforme, les autorités maliennes réaffirment leur volonté de consolider les institutions nationales et de garantir une gestion plus rigoureuse des flux commerciaux. Cette modernisation des services douaniers contribue à une gouvernance économique plus transparente, au service du développement du Mali et de la protection de sa population.











