Quatre chauffeurs de nationalité marocaine, enlevés en janvier 2025 par des éléments terroristes affiliés à l’État islamique, ont été libérés grâce à une coopération étroite entre le Mali et le Maroc. Leur libération a été officiellement annoncée par la présidence malienne.
Une opération conjointe entre le Mali et le Maroc
La présidence de transition du Mali a annoncé, le dimanche 3 août 2025, la libération de quatre chauffeurs marocains retenus en otage depuis le 18 janvier 2025. Ces derniers avaient été capturés par un groupe affilié à l’État islamique dans la province du Sahel, actif au nord-est du Burkina Faso, près de la frontière avec le Niger.
Cette annonce a été faite lors du journal télévisé national, accompagnée d’images montrant les ex-otages accueillis par le Président de la transition, le général Assimi Goïta. Le chef d’État a salué cette opération comme une preuve concrète de l’efficacité de la coopération sécuritaire entre le Mali et le Maroc.
Une coopération sécuritaire renforcée
La réussite de cette opération est le fruit d’un travail conjoint mené par l’Agence Nationale de la Sécurité d’État du Mali et la Direction Générale d’Études et de Documentation (DGED) du Maroc. Ces deux services de renseignement ont travaillé de manière coordonnée et intensive dès les premières heures suivant l’enlèvement.
Quelques jours avant cette libération, une réunion bilatérale de coopération militaire s’était tenue à Bamako, au cours de laquelle un mémorandum d’entente a été signé entre les deux pays. Ce document porte sur plusieurs domaines stratégiques : la formation, la logistique militaire, et la coopération sécuritaire.
Un contexte régional sous tension
Cette affaire survient dans un climat de grande vigilance. En février 2025, soit un mois après l’enlèvement, les forces spéciales marocaines avaient neutralisé 12 membres de DAECH soupçonnés de préparer des attaques contre des infrastructures sensibles et des forces de sécurité au Maroc.
L’enquête menée à l’époque avait révélé que ces éléments étaient dirigés depuis le Sahel par un haut commandant de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). Ces faits confirment l’importance d’une coopération régionale renforcée pour contrer la menace terroriste persistante dans la bande sahélo-saharienne.
Un signal fort face au terrorisme
La libération des quatre chauffeurs marocains envoie un message clair : la collaboration entre États africains peut aboutir à des résultats concrets face aux défis sécuritaires transnationaux. Le Mali et le Maroc entendent poursuivre et approfondir cette coopération, à un moment où les groupes extrémistes continuent d’étendre leur influence dans plusieurs zones frontalières.











