Le Mali mise sur le numérique et l’intelligence artificielle pour impulser une nouvelle dynamique de souveraineté africaine. Le Premier ministre appelle à une mobilisation collective face aux défis technologiques et d’inclusion.
Dans un contexte mondial dominé par les données, les algorithmes et la vitesse de l’innovation, le Mali entend jouer un rôle de premier plan dans la transformation numérique du continent africain. Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a réaffirmé la volonté du pays de voir émerger une Afrique souveraine, créative et debout, capable de s’imposer dans le concert des nations grâce à l’exploitation des technologies numériques et de l’intelligence artificielle.
Lors d’une intervention marquante, le chef du gouvernement a souligné qu’il ne s’agissait pas uniquement d’un enjeu technologique, mais d’une question de souveraineté. Dans cette optique, l’Afrique doit s’affranchir de sa dépendance technologique en développant ses propres compétences, infrastructures et systèmes de gouvernance des données.
Une fracture numérique aux multiples dimensions
Le Premier ministre a mis en lumière la fracture numérique persistante sur le continent. Celle-ci freine non seulement le développement économique, mais affecte aussi des secteurs vitaux comme l’éducation, l’inclusion sociale et la gouvernance technologique. Le coût élevé de l’accès à la data, la faible accessibilité aux appareils numériques et l’absence d’infrastructures d’hébergement local des données constituent des barrières majeures.
Autres préoccupations majeures évoquées : l’intégration des femmes, des personnes âgées et des populations rurales, souvent exclues des dynamiques numériques. Le Premier ministre a appelé à une approche inclusive, insistant sur la nécessité de solutions innovantes et adaptées aux réalités africaines.
Mobilisation des compétences africaines
Le gouvernement malien mise sur les experts du numérique pour identifier des pistes concrètes afin de relever ces défis. Selon le chef du gouvernement, ces experts ont un rôle déterminant à jouer dans la construction d’un écosystème technologique africain durable, résilient et souverain.
Il a conclu son intervention par un appel fort à la coopération panafricaine pour bâtir un avenir numérique inclusif. Il s’agit, selon lui, d’une urgence stratégique pour le continent afin de ne pas rater le virage technologique mondial.











