Un convoi militaire d’envergure, escorté par des supplétifs russes, a été déployé dans le nord du Mali par le gouvernement de transition. Cette opération, menée dans une zone sous forte tension sécuritaire, vise à renforcer la présence de l’État dans la région de Kidal.
Un important déploiement militaire a été lancé dans le nord du Mali sous l’autorité du président de la transition, Assimi Goïta. Ce convoi, composé de plus de 70 véhicules, regroupe des éléments des Forces armées maliennes (FAMa) accompagnés de membres du Africa Corps. L’objectif de cette mission est de ravitailler plusieurs camps militaires situés dans la région stratégique de Kidal.
Le 10 juillet 2025, le convoi a quitté Gao. Quelques heures après, une attaque a été signalée près de Tin Aouker. Deux véhicules auraient été endommagés par une mine artisanale, sans faire de victime parmi les militaires. Des sources rapportent cependant la mort d’un civil, tué à proximité par les soldats. L’attentat a été revendiqué par le Jnim, affilié à al-Qaïda.
Les mouvements sont scrutés par les groupes jihadistes et les rebelles du FLA. Bien que ces entités ne coopèrent pas officiellement, elles partagent un objectif commun : affaiblir l’armée malienne et ses partenaires russes.
Le 11 juillet 2025, le convoi a franchi Almoustarat. Des témoignages font état de perquisitions, de vols et d’actes de vandalisme. La colonne a ensuite établi un bivouac près de Anefis, aux portes de la région de Kidal.
Une source sécuritaire affirme que les troupes ont été déployées « en nombre » pour prévenir tout risque, notamment à la lumière des plus de 80 morts subis à Tin Zaouatène un an plus tôt lors d’une attaque du FLA.
En parallèle, les FAMa ont lancé des frappes aériennes. Près de Ber, dans la région de Tombouctou, un dépôt de carburant aurait été détruit. Entre Ménaka et Ansongo, d’autres frappes ont visé des groupes armés. À Indelimane, au moins dix victimes, dont des femmes et des enfants, ont été signalées, provoquant l’émoi au sein des communautés locales.











