Des pluies inhabituelles ont été observées au Mali en mars et avril 2025, une période traditionnellement sèche. Ce phénomène, attribué au réchauffement global, pourrait bouleverser durablement les habitudes agricoles et environnementales du pays.
Des pluies inattendues en pleine saison sèche
Le Mali a connu en mars et avril 2025 un épisode météorologique pour le moins surprenant. Alors que ces mois marquent habituellement le pic de la saison sèche, plusieurs régions, notamment dans le centre et le nord du pays, ont été touchées par des averses importantes. Ce phénomène, bien que rare par le passé, semble désormais s’installer comme une nouvelle réalité climatique.
Un climat qui ne suit plus les saisons
Traditionnellement, la saison des pluies, appelée hivernage, s’étend de juin à septembre, parfois jusqu’à octobre. Les précipitations précoces observées ces dernières semaines déconcertent autant les habitants que les spécialistes du climat. Selon plusieurs climatologues, ces perturbations sont directement liées aux effets du changement climatique.
Le climatologue Abdoul Diané explique que ces pluies anormales résultent de profonds bouleversements dans les systèmes météorologiques : « La combinaison de températures plus élevées et d’une évaporation océanique accrue crée des instabilités atmosphériques qui provoquent des pluies en dehors des périodes habituelles. »
Vers un avenir météorologique incertain
Les experts en climatologie alertent sur la tendance : si rien n’est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, ces événements pourraient devenir de plus en plus fréquents et violents. Le Mali, déjà identifié comme l’un des pays les plus vulnérables face aux aléas climatiques, est donc particulièrement exposé à ce nouveau désordre météorologique.
Des pistes pour mieux s’adapter
Face à cette menace, les scientifiques recommandent une révision profonde des pratiques agricoles et une meilleure gestion des risques. Plusieurs stratégies sont proposées :
Le développement de cultures résistantes à la variabilité du climat ;
L’amélioration des systèmes de prévision météorologique et des dispositifs d’alerte précoce ;
La promotion de l’agroécologie, afin de renforcer la résilience des sols agricoles.
Une adaptation urgente pour un avenir incertain
Alors que le climat devient de plus en plus imprévisible, l’adaptation apparaît comme une nécessité urgente. Les autorités, les agriculteurs et la population doivent intégrer ces nouvelles données dans leurs décisions. Ce qui n’était autrefois qu’un événement exceptionnel tend désormais à s’ancrer dans le quotidien : une réalité climatique nouvelle avec laquelle il faudra composer.











