À Bamako, dix-huit enseignants ont été interpellés pour avoir modifié les notes de plus de 200 élèves lors des examens du DEF 2025. Une enquête judiciaire est en cours pour déterminer l’étendue des fraudes et établir les responsabilités.
Une vaste fraude découverte lors de la correction du DEF 2025
Le 19 juin 2025, une opération menée par la Brigade d’Intervention Judiciaire (BIJ) a conduit à l’arrestation de 18 enseignants, parmi lesquels figuraient plusieurs conseillers d’orientation, à Bamako Rive-Gauche, dans la capitale malienne. Ces interpellations font suite à des soupçons de falsification de notes lors des corrections des examens du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF), session de juin 2025.
Plus de 200 élèves concernés
Les premières constatations révèlent que les notes de plus de 200 candidats auraient été intentionnellement modifiées. Les faits se seraient produits au niveau du secrétariat de correction de l’académie d’enseignement de Bamako Rive-Gauche. Le système mis en place consistait à remplacer discrètement des notes jugées insuffisantes par des résultats plus élevés, permettant ainsi aux élèves concernés de devenir admissibles.
Des investigations déclenchées après les épreuves écrites
C’est environ deux semaines après les épreuves écrites, soit le 19 juin, que les premières arrestations ont eu lieu. Cette intervention a été rendue possible grâce aux informations recueillies par les services d’enquête, qui avaient identifié des anomalies suspectes dans les feuilles de notation.
Un mode opératoire bien organisé
Les enseignants impliqués, dont plusieurs étaient affectés au secrétariat des corrections, auraient agi de manière coordonnée. Leurs actions auraient permis à certains élèves de bénéficier indûment de meilleures notes, en échange de faveurs non encore précisées par l’enquête.
Une enquête judiciaire en cours
Sur instruction de la hiérarchie administrative et avec l’aval du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Commune III, une enquête judiciaire a été ouverte. Celle-ci vise à situer les responsabilités de chaque acteur impliqué dans cette fraude. Les enseignants interpellés doivent être présentés devant le procureur afin de répondre de leurs actes.
Conséquences pour le système éducatif
Cette affaire soulève de sérieuses inquiétudes quant à la crédibilité du système d’évaluation scolaire au Mali. Alors que le DEF constitue une étape cruciale dans le parcours scolaire des élèves, de telles pratiques compromettent non seulement l’équité des examens, mais également la qualité de l’enseignement public.
Des mesures disciplinaires et judiciaires pourraient suivre, notamment la suspension ou la radiation des enseignants impliqués, selon les conclusions de l’enquête.











