Le gouvernement malien s’oppose fermement à la libération anticipée de l’ex-jihadiste Abdoulaziz al-Hassan, condamné à 10 ans de prison par la CPI. Les autorités invoquent la gravité des faits et le risque sécuritaire.
Le contexte judiciaire de la demande
Abdoulaziz al-Hassan, ancien membre des groupes Ansar Dine et AQMI, purge une peine de 10 ans prononcée par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les faits remontent à la période de avril 2012 à janvier 2013 à Tombouctou. Il a déjà purgé 7 ans de sa peine.
L’opposition du gouvernement malien
Dans un courrier, le ministère malien de la Justice exprime une opposition catégorique. Bamako juge les crimes trop graves. Le Code pénal malien prévoit la peine de mort pour de tels actes.
Des risques persistants pour la sécurité nationale
Le gouvernement malien met en garde contre une aggravation de l’instabilité sécuritaire. Le condamné n’a pas montré de signes de réhabilitation. Des complices et témoins sont toujours recherchés.
La question des représailles et des effets dissuasifs
Le courrier évoque aussi un risque de représailles contre les témoins. Une libération pourrait encourager d’autres groupes terroristes à commettre des actes similaires.
Une issue incertaine devant la CPI
La CPI rendra sa décision dans les prochaines semaines. En raison de l’opposition du Mali et de l’absence de preuve de changement de comportement, une libération paraît peu probable.
Un précédent à risque pour la justice internationale
La peine, confirmée en mars 2025, reste un symbole fort. Toute réduction affaiblirait la portée de la justice internationale en Afrique.












