Lors d’un échange avec des étudiants maliens, le représentant du FMI au Mali, Moez Ben Hassine, a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner le pays dans la stabilisation de son économie tout en préservant les dépenses sociales. Il a mis en avant un programme de référence de 11 mois élaboré avec les autorités.
Le FMI engagé pour la stabilité économique du Mali
Bamako, Mali – Le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) au Mali, Moez Ben Hassine, a récemment pris part à une rencontre avec des étudiants, initiée par le président de l’UCAS-UUBA, Dr Yvonnick Dakoury Zoni. Cet échange a été l’occasion pour le responsable du FMI de revenir sur les relations entre l’institution et les autorités maliennes, notamment dans le cadre de la relance économique et de la gestion des finances publiques.
Selon Moez Ben Hassine, le FMI joue actuellement un rôle de conseiller auprès du gouvernement malien en matière de stabilité macroéconomique. À ce titre, le pays a récemment bénéficié d’un financement de 129 millions de dollars pour faire face aux effets dévastateurs des récentes inondations.
Un programme de référence pour soutenir la relance
Dans le cadre de cette coopération, un programme de référence sur 11 mois a été établi en concertation avec les autorités. Ce dispositif vise à maintenir l’équilibre économique du pays tout en favorisant la croissance durable.
Trois grands axes guident ce programme :
- Maintenir la stabilité macroéconomique sans freiner la croissance.
- Améliorer la gouvernance et renforcer la gestion des finances publiques.
- Protéger les populations vulnérables et soutenir les dépenses sociales.
Le représentant du FMI a souligné que la priorité est de garantir la continuité des investissements sociaux, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé, essentiels pour le développement humain et la lutte contre les inégalités.
Des réformes fiscales ciblées sans hausse de taxes
Concernant le volet fiscal, Moez Ben Hassine a insisté sur la nécessité de renforcer les ressources de l’État sans pour autant alourdir la charge fiscale sur les citoyens. L’accent est plutôt mis sur une meilleure efficacité des dépenses publiques, à travers une gestion plus rigoureuse et un usage optimisé des moyens disponibles.
« Il ne s’agit pas d’augmenter les impôts, mais d’élargir l’assiette fiscale et de veiller à ce que chaque franc investi ait un impact tangible sur le développement », a-t-il précisé.
Protection des plus vulnérables au cœur des priorités
Le FMI recommande également de mieux cibler les dépenses sociales afin d’en maximiser les retombées, en particulier pour les jeunes et les catégories les plus vulnérables. Les investissements dans les services de base sont considérés comme des leviers stratégiques pour améliorer les conditions de vie et renforcer la résilience économique du pays.
À travers cet appui technique et financier, l’institution entend accompagner le Mali vers une croissance inclusive, où la rigueur budgétaire rime avec justice sociale.











