La justice malienne connaît une transformation sans précédent sous l’impulsion du ministre Mamoudou Kassogué. Selon un sondage Malimètre 2024, la confiance publique a atteint un niveau historique de 72 % en 2024.
Un climat de confiance inédit
Sous la direction du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, la justice malienne a opéré une mutation remarquable. Selon le sondage Malimètre 2024, 72 % des citoyens expriment désormais une opinion favorable, soit une hausse de 18 points par rapport à 2023. Ce résultat exceptionnel illustre la dynamique de réforme et la volonté politique affirmée pour moderniser le secteur judiciaire.
Réformes structurelles majeures
La période récente a vu l’adoption de mesures audacieuses pour renforcer l’efficacité et l’équité de la justice. Parmi les réformes les plus marquantes figurent :
Suppression des immunités pour les élus ;
Imprescriptibilité des crimes financiers ;
Création du collège des juges des libertés ;
Mise en place du juge de l’application des peines ;
Remplacement des cours d’assises par des chambres criminelles ;
Introduction du bracelet électronique pour les condamnés ;
Répression renforcée de la corruption, du blanchiment d’argent et des violences basées sur le genre ;
Institutionnalisation de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs confisqués.
Ces avancées sont codifiées dans le nouveau code pénal (702 pages) et le nouveau code de procédure pénale (1 373 pages), marquant une évolution significative par rapport aux anciens textes.
Modernisation de l’architecture judiciaire
Entre 2021 et 2024, sept nouvelles structures judiciaires ont été mises en service, dont :
Le Pôle économique et financier ;
Le Pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité ;
Le Parquet spécialisé pour la lutte contre le terrorisme ;
La Cour administrative d’appel de Bamako ;
L’Agence de recouvrement des avoirs saisis ;
La Direction nationale des droits de l’Homme ;
L’École nationale de l’administration pénitentiaire.
Renforcement des ressources humaines
La politique de recrutement fondée sur le mérite a permis d’intégrer 316 auditeurs de justice, 240 greffiers en chef et 125 agents pénitentiaires en seulement trois ans.
Transparence et proximité avec les citoyens
Pour améliorer la relation entre justice et justiciables, plusieurs initiatives innovantes ont été lancées :
Création de la ligne verte gratuite 36111 « Binkani Kunafoni » ayant enregistré plus de 450 appels ;
Affichage des frais judiciaires dans les juridictions ;
Obligation de produire un rapport annuel d’activités ;
Intensification des inspections judiciaires avec 39 structures et 21 établissements pénitentiaires contrôlés en 2024.
Bilan de la lutte contre la corruption
Les actions contre la corruption ont généré un recouvrement de plus de 400 milliards de F CFA en trois ans. Plusieurs affaires sensibles sont encore en cours d’instruction ou de jugement.
Une justice plus proche du citoyen
Malgré des défis persistants, notamment un déficit de magistrats (1 pour 40 000 habitants contre une norme internationale de 1 pour 10 000), les juridictions assurent désormais des audiences régulières et des procès équitables. Les efforts accomplis renforcent la confiance et montrent qu’une réforme profonde est possible.











