Un scandale embarrassant entache la mission sénégalaise en Gambie. Deux gendarmes du contingent chargé de la sécurité du président Adama Barrow ont été sanctionnés pour détournement de produits alimentaires.
Un détachement mis en cause
Le contingent sénégalais du Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN), déployé en Gambie depuis 2017, traverse une zone de turbulence. Deux de ses membres ont été radiés après avoir été reconnus coupables de vol de denrées alimentaires au sein du Palais présidentiel de Banjul.
Des vivres détournés puis revendus
L’affaire a éclaté lorsque des produits alimentaires destinés exclusivement au président gambien Adama Barrow ont été repérés sur des étals du marché local. Une enquête interne, appuyée par les autorités gambiennes, a permis de retracer l’origine de ces marchandises jusqu’au magasin du Palais présidentiel.
Un officier et son gestionnaire mis en cause
Les investigations ont pointé la responsabilité de deux gendarmes sénégalais : I. Diop, chef de la sécurité présidentielle, et Senghor, gestionnaire du stock alimentaire. Selon des sources proches du dossier, Senghor aurait reconnu avoir sorti illégalement les vivres et les avoir revendus à des commerçants locaux, parfois sous les ordres directs de son supérieur hiérarchique.
Des sanctions disciplinaires sévères
Suite aux conclusions de l’enquête, les autorités sénégalaises ont pris des mesures disciplinaires fermes. Senghor a été radié en janvier 2025, tandis que Diop a connu le même sort en mars 2025. Ce dernier continue toutefois de clamer son innocence. Quant à Senghor, il a décidé de faire appel de sa radiation devant la Cour suprême du Sénégal.
Un coup dur pour la coopération sécuritaire
Ce scandale jette une ombre sur la coopération bilatérale entre Dakar et Banjul, notamment en matière de sécurité présidentielle. La Gambie avait officiellement sollicité le soutien du Sénégal pour renforcer la sécurité d’Adama Barrow, élu en 2016 après la chute de Yahya Jammeh. La mission, jusque-là saluée pour son efficacité, voit ainsi sa crédibilité entachée par ce dysfonctionnement interne.











