Le Franc CFA, monnaie partagée par quinze pays africains, se divise en deux zones économiques : l’UEMOA en Afrique de l’Ouest et la CEMAC en Afrique centrale. Malgré un même nom et une parité fixe avec l’euro, ces deux espaces présentent des réalités économiques et politiques divergentes, limitant leur intégration régionale.
Une monnaie, deux zones : l’UEMOA et la CEMAC
Le Franc CFA, introduit le 26 décembre 1945, est la monnaie officielle de deux régions africaines : l’UEMOA et la CEMAC. L’UEMOA regroupe huit pays : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo, qui utilisent le XOF. De son côté, la CEMAC inclut six États : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad, utilisant le XAF.
Un fonctionnement centralisé et contrôlé
- Parité fixe avec l’euro depuis 1994.
- Convertibilité illimitée en euros, garantie par le Trésor français.
- Liberté de transfert des capitaux au sein de chaque zone.
- Centralisation des réserves de change entre 50 % et 65 % au Trésor français.
Des économies aux trajectoires opposées
Dans l’UEMOA, la BRVM capitalise environ 7 500 milliards FCFA, contre moins de 1 000 milliards FCFA pour les deux bourses de la CEMAC. Cette disparité illustre les écarts économiques entre les deux régions.
Quelles solutions pour une union monétaire ?
L’unification des deux zones reste une option, tout comme l’initiative de la ZLECAf, qui a permis d’atteindre 208 milliards de dollars d’échanges intra-africains en 2024, une hausse de 7,7 % par rapport à 2023.
Conclusion : Un défi d’intégration régionale
La coexistence des deux zones CFA démontre les limites de l’intégration économique africaine. Une unification nécessitera des réformes structurelles profondes.











