Tidjane Thiam a démissionné de la présidence du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), tout en affirmant sa détermination à poursuivre la bataille politique pour l’élection présidentielle d’octobre 2025. Cette décision intervient dans un contexte de contestation juridique et de radiation de la liste électorale.
Tidjane Thiam se retire de la présidence du PDCI
Lundi, Tidjane Thiam a annoncé sa décision de quitter la présidence du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principale formation d’opposition en Côte d’Ivoire. Dans un message adressé aux militants sur ses réseaux sociaux, il a déclaré : « Dans l’intérêt du parti, j’ai décidé de remettre entre vos mains, à vous les militants, mon mandat de président du parti. »
Cette démission intervient alors que sa présidence était contestée en justice par une militante qui remettait en cause sa nationalité au moment de son élection en décembre 2023. Selon cette contestation, Thiam n’était pas ivoirien au moment du scrutin, une situation jugée non conforme aux règles internes du parti.
Une détermination intacte pour la présidentielle de 2025
Malgré son retrait de la présidence du PDCI, Tidjane Thiam a tenu à rassurer ses partisans sur son engagement politique. Il a affirmé que cette décision ne changeait en rien sa volonté de conduire le parti vers la victoire lors de l’élection présidentielle prévue en octobre 2025. « Je sais qu’après m’avoir élu en 2023, vous m’accorderez de nouveau votre confiance, » a-t-il déclaré, exprimant sa confiance en un soutien renouvelé des militants.
Cependant, cette ambition se heurte à un obstacle juridique. Fin avril, la justice ivoirienne l’a radié de la liste électorale, estimant qu’il n’était plus en possession de la nationalité ivoirienne lors de son inscription en 2022. À cette époque, Thiam détenait également la nationalité française, à laquelle il a renoncé en mars. Cette radiation compromet sa candidature pour le scrutin présidentiel, à moins de six mois de l’échéance.
Un contexte politique tendu en Côte d’Ivoire
Cette exclusion n’est pas un cas isolé dans le paysage politique ivoirien. D’autres personnalités de l’opposition, notamment Laurent Gbagbo, ancien président de 2000 à 2011, ont également été écartées de la course présidentielle en raison de condamnations judiciaires.
Le retrait de Tidjane Thiam de la présidence du PDCI pourrait redistribuer les cartes au sein de l’opposition, mais son engagement à poursuivre le combat électoral montre qu’il entend rester un acteur clé de la scène politique ivoirienne.











