Lors d’un rassemblement électoral à Bogota, le sénateur Miguel Uribe, candidat à la présidentielle de mai 2026, a été grièvement blessé par balles. Les autorités dénoncent un attentat politique contre ce prétendant de la droite.
Le climat politique en Colombie connaît une nouvelle flambée de tensions à moins d’un an de la présidentielle. Le sénateur conservateur Miguel Uribe, âgé de 39 ans, a été la cible d’une attaque armée alors qu’il participait à un meeting de campagne dans l’ouest de Bogota, ce samedi.
Selon les premiers secours dépêchés sur place, le candidat a été atteint par trois projectiles, dont deux à la tête et un au niveau du genou. L’intervention rapide des ambulanciers a permis son évacuation vers un centre hospitalier où il a été pris en charge en urgence.
L’événement, qualifié d’attentat par les autorités, a immédiatement déclenché une vague de réactions à travers le pays. Le gouvernement colombien a condamné cet acte de violence politique, soulignant la nécessité de garantir la sécurité des candidats à l’approche de l’élection présidentielle prévue en mai 2026.
L’attaque s’est produite en plein discours, alors que Miguel Uribe s’adressait à ses partisans. La foule présente a été plongée dans la panique, certains témoins évoquant plusieurs coups de feu tirés depuis une certaine distance. Les forces de l’ordre ont rapidement sécurisé la zone, mais l’auteur de l’attaque n’avait toujours pas été appréhendé dans les heures qui ont suivi.
Miguel Uribe est une figure montante de la droite colombienne. Sénateur influent, il s’est fait connaître pour ses prises de position conservatrices sur les questions de sécurité, d’économie et de lutte contre le narcotrafic. Sa candidature en fait un rival sérieux pour les autres prétendants à la magistrature suprême.
Cette tentative d’assassinat soulève des inquiétudes sur la stabilité du processus électoral. Des observateurs craignent une recrudescence des violences politiques à mesure que la campagne électorale s’intensifie. Plusieurs partis ont déjà demandé au gouvernement de renforcer la protection des candidats.
En dépit de ses blessures, les proches du sénateur assurent qu’il reste sous surveillance médicale mais dans un état jugé stable. Sa participation à la suite de la campagne reste pour l’instant incertaine.
Les enquêtes se poursuivent pour identifier les motivations de l’agresseur et déterminer s’il s’agit d’un acte isolé ou d’un complot plus large. En attendant, l’opinion publique reste sous le choc, et les appels à une campagne pacifique se multiplient.











