Accra accueillera les 22 et 23 avril 2025 une session exceptionnelle des ministres de la Cédéao, dans un contexte de rupture avec les pays de l’AES. Le Ghana tente une médiation décisive en conviant les dirigeants sahéliens à cette rencontre diplomatique cruciale.
Un sommet ministériel pour apaiser les tensions régionales
Les 22 et 23 avril 2025, la capitale ghanéenne, Accra, sera le théâtre d’une réunion extraordinaire du Conseil des ministres de la Cédéao, organisée en marge du cinquantenaire de l’organisation. Ce rendez-vous stratégique s’inscrit dans un contexte marqué par le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger.
Une invitation sans précédent aux pays de l’AES
À l’initiative du président ghanéen John Dramani Mahama, les chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont été conviés à participer à cette session, en tant qu’invités spéciaux.
Une tournée diplomatique ciblée en mars 2025
Pour préparer cette initiative, Mahama avait entrepris, du 7 au 10 mars 2025, une mission diplomatique dans les capitales sahéliennes, rencontrant les dirigeants de transition du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Les discussions ont porté sur l’énergie, la sécurité et les infrastructures.
Un appui de taille : le Nigeria dans la boucle
Le président ghanéen s’est ensuite rendu à Abuja pour rencontrer Bola Ahmed Tinubu, président en exercice de la Cédéao, qui a confirmé son engagement dans cette initiative.
Une réunion à enjeux multiples
Le sommet réunira les ministres des Affaires étrangères et des Finances, ainsi que des dirigeants d’organisations partenaires. L’objectif est d’évaluer les impacts du retrait de l’AES et de proposer des pistes pour le prochain sommet de la Cédéao.
Un tournant décisif pour l’unité ouest-africaine ?
Si les dirigeants sahéliens répondent favorablement à l’invitation, cette réunion pourrait marquer un tournant dans les relations entre la Cédéao et l’AES, avec la perspective d’un cadre de coopération renouvelé et d’un apaisement des tensions régionales.











