Le 12 avril 2025, s’est tenue la 2ᵉ édition de la visioconférence « Tounka Blon », organisée par le ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, dirigé par Mossa Ag Attaher. Ce rendez-vous digital a permis à la diaspora malienne d’échanger librement avec leur ministre de tutelle, son équipe, ainsi qu’avec des représentants diplomatiques et des membres de la presse.
Durant cette journée d’échanges, les ambassadeurs, consuls, journalistes, et surtout les Maliens vivant à l’étranger ont exprimé tour à tour leurs préoccupations. La principale plainte, partagée unanimement, concerne la carte NINA, qui représente un véritable casse-tête administratif pour nombre d’expatriés.
La carte NINA, un frein à la mobilité et à l’intégration
Les témoignages recueillis révèlent une détresse commune : les erreurs figurant sur les cartes NINA empêchent de nombreux Maliens de régulariser leur situation administrative, tant au Mali qu’à l’étranger. En Commune II, un juge aurait même pris l’initiative d’accélérer les corrections, mais malgré les jugements rendus, beaucoup de demandes restent sans suite.
Ces blocages entraînent des conséquences graves : certains ressortissants maliens se retrouvent coincés dans leur pays d’origine, incapables de retourner à l’étranger, perdant ainsi leur emploi ou subissant une précarisation de leur situation. La diaspora déplore ce qu’elle considère comme une entrave directe à leurs droits fondamentaux.
Des problèmes plus larges que la carte d’identité
Outre la carte NINA, les échanges ont également mis en lumière d’autres difficultés majeures rencontrées par les Maliens de l’extérieur :
Accès difficile aux documents administratifs au Mali
Tracasseries dans les pays d’accueil en raison de situations irrégulières
Manque de soutien pour les projets d’investissement portés par des Maliens aisés de la diaspora
Lenteur des services consulaires
Des engagements mais peu de garanties
En réponse à ces doléances, le ministre Mossa Ag Attaher s’est engagé à œuvrer à la résolution progressive de ces problèmes, dans la mesure du possible, sans toutefois avancer de calendrier précis ni d’actions concrètes immédiates.
Tounka Blon, un espace salué mais à renforcer
Lancée par le ministère, l’initiative « Tounka Blon » vise à offrir une plateforme de dialogue ouverte entre la diaspora et les autorités. Pour y participer, les intéressés doivent s’inscrire auprès de l’ambassade du Mali de leur pays d’accueil. Cette démarche a été largement saluée par les participants, tout en appelant à sa pérennisation et amélioration.












