A l’approche de l’hivernage 2025, le gouvernement malien a lancé une vaste campagne de curage des caniveaux et collecteurs à Bamako. Objectif : limiter les risques d’inondations grâce à un investissement de 2,66 milliards de FCFA.
Une mobilisation gouvernementale pour prévenir les inondations
Le Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre et ministre de l’Administration territoriale, a donné le coup d’envoi officiel, le jeudi 15 mai 2025, des travaux de curage des caniveaux et collecteurs dans le District de Bamako. Cette opération de grande envergure s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à réduire les impacts des inondations, particulièrement redoutées durant la saison des pluies.
Plusieurs membres du gouvernement ont pris part à cette cérémonie qui marque le début d’un vaste chantier financé à hauteur de 2,66 milliards de francs CFA. Ce budget provient du Projet de Résilience Urbaine de Bamako (PRUBA), soutenu par la Banque mondiale, ainsi que du Budget Spécial d’Investissement de l’État.
Une couverture étendue sur les six communes de Bamako
D’après Mme Doumbia Mariam Tangara, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, les travaux concerneront l’ensemble des six Communes du District de Bamako. Pour l’année 2025, les prévisions annoncent le curage de 131 000 mètres linéaires de collecteurs, soit une augmentation de 26,9 % par rapport à l’année précédente. En parallèle, 235 365 mètres linéaires de caniveaux seront traités, représentant une hausse de 3,91 %.
Cette initiative vise à porter le taux de satisfaction des interventions à 87,71 %, contre 60,81 % en 2024, traduisant ainsi une amélioration significative de la gestion des eaux pluviales dans la capitale malienne.
Un contexte marqué par les changements climatiques et l’incivisme
Ce programme est une réponse aux inondations dévastatrices de 2024, qui ont provoqué des pertes humaines et d’importants dégâts matériels, contraignant de nombreuses familles à abandonner leurs habitations. Les autorités attribuent ces drames à plusieurs facteurs : urbanisation anarchique, défaut d’entretien des infrastructures, et surtout un incivisme croissant en matière de gestion des déchets.
Le Premier ministre a souligné les effets concrets des changements climatiques, avec une fréquence accrue des inondations dans plusieurs zones du pays. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les infrastructures de drainage et de sensibiliser la population aux enjeux environnementaux.
Une action structurée et suivie de près
Afin de garantir l’efficacité de cette campagne.











