Le 19 avril 2025, l’Algérie a reconduit plus de 1 100 migrants vers le Niger dans le cadre de sa politique migratoire renforcée. Des ONG dénoncent des violations des droits humains sur fond de crise humanitaire croissante.
Expulsions massives à la frontière algéro-nigérienne
Le 19 avril 2025, les autorités algériennes ont procédé à l’expulsion de 1 141 migrants en situation irrégulière vers le Niger. La majorité de ces personnes, originaires d’Afrique subsaharienne et d’Asie, ont été acheminées jusqu’à Assamaka, une localité située au nord du Niger, proche de la frontière.
Un convoi préoccupant selon les ONG
Selon Tcherno Abarchi de Alarme Phone Sahara (APS), cette opération marque le début d’une nouvelle série d’expulsions massives. Parmi les personnes reconduites figurent 41 femmes et 12 enfants. Elles proviennent de 17 pays, dont : le Niger (20), le Bénin (70), le Burkina Faso (54), le Cameroun (24), la Guinée, le Nigeria, la Somalie, le Bangladesh, le Soudan.
Des abandons en zone désertique
Des ONG dénoncent que les migrants ont été transportés à bord de convois non officiels, puis abandonnés dans le désert à « Point Zéro », situé à 15 kilomètres de Assamaka, sans eau ni nourriture.
Crise humanitaire grandissante
Selon Abdou Aziz Chehou, coordinateur de APS à Arlit, près de 4 000 migrants ont été renvoyés à Assamaka depuis début avril. Il alerte sur une situation critique, déjà dénoncée en 2023.
Appels à la communauté internationale
Les organisations humanitaires demandent une réaction urgente de la communauté internationale pour soutenir les structures locales débordées à Assamaka et garantir la protection des droits humains.












