La remise en question du franc CFA prend de l’ampleur. Pour le candidat béninois Bertin Koovi, sa suppression ouvrirait la voie à une véritable souveraineté monétaire africaine.
Le franc CFA en sursis : vers la fin d’une époque
L’annonce récente du Premier ministre sénégalais sur une éventuelle sortie de son pays du franc CFA résonne comme une rupture symbolique. Pour Bertin Koovi, économiste et candidat à la présidentielle béninoise de 2026, ce positionnement constitue un tournant décisif. Selon lui, il s’agit d’un signal clair que l’ère du CFA touche à sa fin, annonçant la fin d’un système hérité de la colonisation monétaire.
Vers une monnaie africaine commune et souveraine
Selon Koovi, abandonner le franc CFA serait certes un choix difficile à court terme, mais une étape nécessaire pour poser les fondements d’une monnaie commune conçue en fonction du contexte africain. Il insiste sur la nécessité d’une devise qui reflète les réalités économiques du continent, capable de renforcer l’intégration régionale et l’indépendance financière.
Les réserves d’or, un symbole de dépendance persistante
Bertin Koovi rappelle que les réserves d’or de la BCEAO, toujours centralisées à Paris, constituent un obstacle majeur à la souveraineté monétaire. Cette situation, selon lui, alimente un mécontentement croissant parmi les peuples africains qui aspirent à une gestion locale et autonome de leurs ressources économiques.
Le rapatriement de l’or, un acte de rupture
Pour le candidat, le rapatriement de ces réserves serait un geste fort et irréversible, marquant la volonté des nations africaines de reprendre le contrôle de leur avenir économique. « Il est temps de prendre nos affaires en main », martèle-t-il, soulignant que la fin du franc CFA représente bien plus qu’un changement technique : c’est une affirmation politique de l’émancipation.
Une dynamique continentale en marche
Au-delà du Sénégal, plusieurs pays africains envisagent désormais des alternatives monétaires régionales, portées par une volonté commune de rupture avec les anciennes logiques de dépendance. Pour Bertin Koovi, ce mouvement traduit l’émergence d’une Afrique qui dit ‘assez’ à une domination jugée obsolète et contre-productive.











