À Bamako, l’insalubrité gagne du terrain, transformant les rues en décharges à ciel ouvert. Face à cette urgence sanitaire, Aïda M’Boup mène une lutte citoyenne déterminée pour redonner un cadre sain à la capitale malienne.
Une ville menacée par l’insalubrité
Dans les quartiers de Bamako, les ordures s’accumulent, les caniveaux débordent d’eaux usées, et l’air est saturé d’odeurs nauséabondes. Cette situation, conséquence d’un manque de civisme et d’un déficit d’engagement des autorités, crée un environnement dangereux pour la santé publique.
Alors que cette insalubrité semble banalisée, une voix s’élève : celle de Doucouré Aïssatou Mboup, connue sous le nom de Aïda M’Boup.
Naissance d’un engagement citoyen
L’élément déclencheur fut l’écœurement quotidien d’Aïda face à la saleté envahissant son quartier. Après des tentatives de sensibilisation auprès de ses voisins, elle fonde le mouvement « Mali Propre », avec pour objectif de mobiliser les citoyens et assainir les rues de Bamako.
Les réseaux sociaux comme caisse de résonance
Avec son slogan « La propreté de Bamako ou rien », Aïda utilise les réseaux sociaux pour partager des vidéos choc de l’état des rues. Son accent wolof teinté de bambara, sa sincérité et sa ténacité lui valent rapidement des milliers d’abonnés.
Une initiative en quête de soutien
Si la cause est noble, le combat reste solitaire. Aïda mène ses actions sur ses propres ressources, finançant l’achat de matériels avec des cotisations des membres. Malgré des appels reçus des représentants de la Mairie de la commune IV, aucun soutien réel n’a été concrétisé.
Un appel aux bonnes volontés
Loin de se décourager, Aïda poursuit sa mission avec optimisme. Elle invite les citoyens, les autorités et les partenaires à rejoindre son initiative.
« Ceux qui veulent aider le Mali doivent commencer par agir là où ça compte : dans nos quartiers, dans nos rues. Ensemble, on peut changer les choses », affirme-t-elle.
Une urgence sanitaire à l’approche de l’hivernage
Alors que la saison des pluies approche, les canaux bouchés et les décharges informelles deviennent de véritables foyers d’épidémies. La démarche d’Aïda s’impose donc comme une réponse locale à un danger collectif.











