Le Mouvement du 5-Juin, dirigé par Choguel K. Maïga, conteste les récentes consultations politiques lancées par les autorités maliennes. Il appelle au respect strict des recommandations issues des Assises nationales de la refondation.
Un rejet clair des nouvelles consultations
Le Mouvement du 5-Juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), tendance Choguel K. Maïga, a exprimé une ferme opposition aux récentes concertations politiques engagées par les autorités maliennes. Dans un communiqué publié le 18 avril 2025, les responsables du mouvement dénoncent l’organisation de ces consultations, qu’ils jugent inappropriées dans le contexte actuel.
Des priorités ailleurs pour le pays
Alors que l’armée malienne est confrontée à d’importants défis sécuritaires, le M5-RFP estime que ces concertations pourraient accentuer les tensions sociopolitiques. Selon ses membres, le calendrier choisi pour cette initiative politique n’est pas adapté à la réalité du pays, où les priorités devraient être centrées sur la stabilité et la sécurité nationale.
Appel au respect de la nouvelle Constitution
Le M5-RFP appelle les autorités de la Transition à respecter rigoureusement les décisions prises lors des Assises nationales de la refondation (ANR). Ces recommandations, selon le mouvement, sont déjà intégrées dans la nouvelle Constitution, et toute initiative politique doit s’y conformer.
Des propositions précises pour encadrer les partis
Dans sa déclaration, le mouvement insiste sur la nécessité de recentrer les concertations autour de sujets bien définis :
La réduction du nombre de partis politiques, avec des critères stricts pour leur création et leur financement ;
La relecture de la Charte des partis politiques, notamment en réaffirmant le rôle de chef de file de l’opposition ;
L’interdiction du nomadisme politique, afin de renforcer la crédibilité des institutions.
Une dénonciation de la dénaturation des résolutions de l’ANR
Le M5-RFP dénonce ce qu’il perçoit comme une tentative de détourner l’esprit des Assises nationales de la refondation. Les concertations régionales récemment tenues sont, selon lui, en rupture avec les résolutions de principe validées par la Constitution. En conséquence, le mouvement affirme son refus de participer à tout processus qu’il considère comme une « reprise déguisée » des ANR.











