Tahirou Bah, figure bien connue de la société civile malienne, a été placé en détention provisoire ce lundi. Il est poursuivi pour des propos jugés injurieux publiés sur les réseaux sociaux, avec une audience prévue le 29 septembre.
Un retour en prison pour des propos controversés
L’activiste malien Tahirou Bah fait face à une nouvelle incarcération, cette fois-ci pour des déclarations en ligne considérées comme des injures publiques. Les autorités ont ordonné sa détention provisoire ce lundi, en attendant son jugement fixé au 29 septembre.
Ce n’est pas la première fois que Tahirou Bah est confronté à la justice malienne. En 2023, il avait déjà été poursuivi pour des faits similaires, notamment pour « perturbation de l’ordre public » et « outrage », ce qui lui avait valu une incarcération avant de bénéficier d’une libération provisoire le 30 octobre 2023.
Un climat tendu autour de la liberté d’expression
Cette nouvelle arrestation soulève une fois de plus la question de la liberté d’expression au Mali, particulièrement sur les réseaux sociaux. Le gouvernement semble adopter une position ferme face aux propos jugés offensants ou perturbateurs dans l’espace numérique.
Les plateformes en ligne deviennent de plus en plus surveillées par les autorités, qui considèrent qu’elles peuvent devenir des lieux de désinformation ou de perturbation sociale. Les messages diffusés par des figures publiques comme Tahirou Bah sont donc scrutés de près.
La justice comme régulateur du débat public en ligne
En renvoyant Tahirou Bah devant le tribunal, la justice malienne entend établir des limites claires au discours public en ligne. Selon les observateurs, cette décision pourrait constituer un signal adressé à d’autres activistes et utilisateurs des réseaux sociaux, les incitant à plus de prudence dans leurs prises de parole.
Cette affaire pourrait également relancer le débat au sein de l’opinion publique malienne sur l’équilibre entre liberté d’expression et responsabilité des propos. D’un côté, certains dénoncent une répression politique, tandis que d’autres estiment que l’ordre public et le respect doivent prévaloir, même dans le monde numérique.
Une audience très attendue le 29 septembre
Le procès prévu pour le 29 septembre s’annonce décisif. Il pourrait non seulement trancher sur le sort judiciaire de Tahirou Bah, mais aussi fixer un précédent en matière de régulation du discours sur internet au Mali.
D’ici là, l’activiste demeure en détention provisoire. Ses partisans dénoncent une atteinte à la liberté d’expression, tandis que ses détracteurs évoquent la nécessité d’un encadrement des discours jugés inappropriés.











