Un homicide a bouleversé la commune de Kolondièba, au sud du Mali. Une femme a mortellement agressé son époux à l’aide d’un pilon, déclenchant l’émoi dans tout le quartier.
Un meurtre conjugal secoue Kolondièba
Le samedi 19 juillet 2025, dans les premières heures de la matinée, un drame familial s’est déroulé dans le quartier Est de Kolondièba, situé dans la région de Bougouni. Une femme de 48 ans, désignée par les initiales M.D., a été interpellée pour avoir tué son mari dans des circonstances tragiques.
Une attaque pendant le sommeil
Selon les premiers éléments de l’enquête, la suspecte aurait attendu que son conjoint, identifié par les initiales Y.B., soit profondément endormi avant de lui porter plusieurs coups violents au visage à l’aide d’un pilon en bois, outil traditionnel utilisé dans de nombreux foyers maliens. L’homme, gravement touché, est décédé sur place, sans avoir eu le temps de réagir ni de demander de l’aide.
Une tentative de fuite rapidement avortée
Après la commission de l’acte, M.D. aurait tenté de fuir les lieux du crime. Toutefois, une source policière locale a rapporté qu’elle a été localisée et arrêtée le même jour vers 20 heures, non loin des limites du secteur. L’intervention rapide des forces de l’ordre a permis d’éviter toute disparition prolongée de la suspecte.
Une procédure judiciaire engagée
Le dimanche 20 juillet 2025, M.D. a été placée sous mandat de dépôt par le juge de paix à compétence étendue de la localité. Décrite comme étant en état de choc émotionnel, la mise en cause n’a pas pu fournir d’explication claire aux enquêteurs quant aux motivations de son geste.
Elle était la première épouse de la victime et mère de deux enfants. Le couple vivait ensemble depuis environ dix ans.
Un crime révélateur de tensions sociales
Ce meurtre tragique relance une nouvelle fois le débat sur les violences basées sur le genre (VBG) au Mali. Si les cas de violences conjugales sont souvent signalés, il est rare qu’ils se soldent par des meurtres aussi brutaux. Cette affaire met en lumière la nécessité d’une meilleure prévention, ainsi qu’un accompagnement psychologique et social renforcé dans les foyers maliens.











