Le président ivoirien Alassane Ouattara est attendu ce 16 juillet 2025 à l’Élysée pour un échange stratégique avec son homologue français Emmanuel Macron. Une rencontre à haute portée diplomatique alors que la Côte d’Ivoire se prépare à une présidentielle sous tension.
Alassane Ouattara en visite diplomatique à Paris
En séjour privé en France depuis plusieurs jours, le président ivoirien Alassane Ouattara doit rencontrer ce 16 juillet 2025 le président Emmanuel Macron à l’Élysée. Cette entrevue intervient à un moment clé pour la Côte d’Ivoire, à un peu plus de trois mois du scrutin présidentiel prévu pour le 25 octobre 2025.
Bien que son parti, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), l’ait désigné comme candidat officiel lors de son deuxième congrès électif en juin 2025, Alassane Ouattara n’a pas encore confirmé sa participation à cette élection.
À son retour à Abidjan, il devrait convoquer ses soutiens afin de clarifier sa position et engager la campagne électorale du RHDP, si sa candidature est officiellement déclarée.
Un climat politique tendu à l’approche du scrutin
Le processus de parrainage électoral, préalable indispensable à toute candidature, a été lancé le 1er juillet 2025 et doit se conclure le 26 août 2025. Dans ce contexte, plusieurs figures majeures de l’opposition rencontrent des obstacles administratifs majeurs.
Laurent Gbagbo, ancien président de la République et chef du PPA-CI, ainsi que Tidjane Thiam, leader du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), ont été retirés de la liste électorale. Une décision qui suscite de vives critiques et des appels à la mobilisation.
Lors d’une récente déclaration à Abidjan, Laurent Gbagbo a fermement contesté une éventuelle candidature d’Alassane Ouattara à un quatrième mandat, affirmant que la Constitution ne l’autorise pas. Il a déclaré : « Nous ferons tout pour qu’il ne soit pas candidat. »
L’opposition exige des garanties pour un scrutin crédible
De son côté, Tidjane Thiam, ex-dirigeant de Crédit Suisse, actuellement en France, mène des démarches diplomatiques pour obtenir sa réinscription sur les listes électorales. Les partis d’opposition réclament par ailleurs une réforme en profondeur de la Commission électorale indépendante (CEI), afin de garantir sa neutralité et son indépendance.
Ils demandent également un dialogue politique ouvert, réunissant l’ensemble des forces politiques et de la société civile, pour garantir des élections pacifiques et transparentes.
La réintégration de personnalités comme Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé sur les listes électorales, ainsi qu’une révision conforme à la loi électorale de 2025, figure parmi les revendications prioritaires de l’opposition.











