L’Office Central des Stupéfiants (OCS) du Mali a corrigé une information erronée relayée dans les médias, affirmant que 70 % des jeunes consommeraient des drogues. L’organisme appelle à la prudence pour éviter toute stigmatisation.
L’OCS précise ses chiffres sur les stupéfiants
Le mardi, l’OCS a publié une déclaration officielle pour rétablir les faits concernant une information inexacte largement diffusée. Contrairement à l’idée selon laquelle 70 % des jeunes Maliens seraient consommateurs de stupéfiants, l’institution précise qu’il s’agit d’une mauvaise interprétation de ses données internes.
Le Colonel-Major Fousseyni Keïta, directeur de l’OCS, a dénoncé ces chiffres comme étant « fortement inexactes », expliquant qu’ils concernent uniquement les personnes interpellées lors des opérations antidrogue.
Une lecture erronée des données opérationnelles
Selon le communiqué :
- 70 % des individus arrêtés pour usage de stupéfiants ont entre 15 et 45 ans
- 25 % des interpellés sont des femmes
- 5 % concernent des personnes âgées
Ces chiffres ne reflètent pas la réalité de la population malienne dans son ensemble. L’OCS rappelle que ces données sont issues d’interventions ciblées et ne constituent pas une étude épidémiologique.
Mise en garde contre la stigmatisation
Le communiqué met en garde contre les risques de stigmatisation liés à la diffusion de données mal interprétées. L’OCS appelle :
- Les médias à vérifier leurs sources avant toute publication
- Les partenaires à éviter les généralisations imprécises
- Le public à faire preuve de discernement face aux informations
Une communication rigoureuse est essentielle pour prévenir toute panique sociale et protéger les populations vulnérables, notamment les jeunes.
Un contexte de lutte renforcée contre les stupéfiants
Cette clarification intervient alors que le gouvernement malien renforce la lutte contre le trafic de drogue. L’OCS mène régulièrement des opérations de saisie et de sensibilisation à travers le pays.
Le Colonel-Major Keïta insiste sur le fait que les chiffres disponibles ne permettent pas de dresser un portrait global de la consommation de drogue au Mali. Aucune étude nationale à grande échelle n’a encore été réalisée à ce sujet.











