Face aux dégâts causés par de violentes intempéries début juillet, le Mali enregistre 10 morts et 708 sinistrés. Le gouvernement active des mesures de riposte pour faire face à cette situation critique.
Un bilan humain et matériel préoccupant
Le Mali traverse une phase particulièrement difficile en ce début de juillet 2025, marquée par une série d’intempéries ayant causé la mort de 10 personnes et affecté 708 citoyens à travers le pays. Selon un communiqué publié le 11 juillet 2025 par le Comité Interministériel de Gestion des Crises et Catastrophes, les fortes pluies ont provoqué des inondations, des impacts de foudre et des effondrements dans plusieurs régions, notamment à Kayes, Bamako, Kéniéba et Bandiagara.
Le détail du sinistre montre une situation alarmante : 9 inondations dans le District de Bamako, 3 coups de foudre recensés dans les régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso, ainsi qu’un vent violent à Kounda (Kayes). À cela s’ajoutent 4 effondrements de maisons dans les villes de Bamako et Bandiagara. Ces événements ont entraîné un lourd tribut humain : 2 morts à Kayes, 3 à Bamako, 3 à Kéniéba et 2 à Bandiagara.
Le gouvernement mobilise un plan de riposte national
En réaction à cette situation d’urgence, les autorités maliennes ont annoncé une série de mesures préventives et curatives. Un vaste programme de nettoyage des canaux de drainage a été lancé dans les quartiers vulnérables, notamment à Woyowayanko et Komanko.
Par ailleurs, des stocks médicaux ont été prépositionnés dans tous les districts sanitaires pour répondre rapidement aux urgences sanitaires, tandis que les laboratoires régionaux de Kayes, Sikasso, Ségou et Mopti ont été renforcés pour diagnostiquer les maladies hydriques comme le choléra.
Le secteur éducatif est également concerné : les autorités procèdent à l’évaluation de la vulnérabilité des écoles face aux risques de foudre, avec une actualisation des plans de contingence pour garantir la sécurité des élèves et du personnel.
Sensibilisation et vigilance renforcée
Pour limiter les impacts futurs, le Centre de Coordination et de Gestion des Crises (CECOGEC) a intensifié les campagnes de sensibilisation à travers les radios, télévisions, la presse écrite et l’application SOS Sécurité.
Les autorités mettent en garde contre de nouvelles pluies orageuses modérées attendues sur une grande partie du territoire. Si les grands cours d’eau ne présentent pas de risque immédiat de débordement, les marigots de Bamako réagissent violemment aux précipitations, provoquant des crues soudaines dans les zones insuffisamment drainées.
Conseils de sécurité à la population
- Dégager les voies d’évacuation des eaux ;
- Éviter de circuler sur les routes inondées ;
- Ne pas s’approcher des rives ou caniveaux en crue ;
- Éviter les arrêts sur les ponts ;
- Se mettre à l’abri dans un bâtiment solide pendant les orages, et non sous un arbre.
Numéros d’urgence à contacter
- Protection civile : 80001201
- Police nationale : 80001115
- Gendarmerie : 80001114
- Garde nationale : 80001125
- CECOGEC : 80331
Alors que la saison des pluies se poursuit, les autorités appellent à une vigilance collective face à des phénomènes climatiques de plus en plus imprévisibles. La prévention reste la meilleure défense pour sauver des vies et limiter les dégâts matériels.











