Les examens du DEF et du baccalauréat 2025 au Mali ont été marqués par de nouvelles formes de tricherie impliquant l’usage des smartphones, de WhatsApp et de l’intelligence artificielle. Les autorités éducatives promettent des mesures plus strictes pour endiguer ce phénomène.
La technologie, nouvelle menace pour la crédibilité des examens
Les autorités éducatives maliennes tirent la sonnette d’alarme face à une menace persistante : l’usage des téléphones portables et d’applications comme WhatsApp et ChatGPT lors des épreuves du baccalauréat et du Diplôme d’études fondamentales (DEF) de 2025.
Un responsable du Centre national des examens et concours de l’éducation (CNCE), s’exprimant sur le bilan des examens, a reconnu que les fuites de sujets traditionnellement liées à des complicités internes ont largement été contenues. Toutefois, l’introduction clandestine de téléphones dans les salles d’examen reste un défi majeur.
Des stratagèmes sophistiqués pour contourner la vigilance
Malgré des dispositifs de sécurité renforcés, certains candidats parviennent encore à déjouer les contrôles. Certains dissimulent leur téléphone sur eux ou sous leur table bien avant l’arrivée des surveillants. D’autres utilisent des applications comme WhatsApp pour prendre en photo les sujets et les transmettre à des groupes privés.
Plus inquiétant encore, plusieurs cas de triche impliquant l’intelligence artificielle ont été détectés. Des candidats ont été surpris en train d’utiliser ChatGPT, capable d’analyser et de proposer des réponses aux questions d’examen. Ces outils technologiques, accessibles en quelques clics, posent un véritable casse-tête aux autorités.
Des sanctions désormais pénales pour les fraudeurs
D’après les déclarations du responsable du CNCE, tous les candidats pris en flagrant délit de fraude ont été remis à la police. Contrairement aux années précédentes où les sanctions se limitaient à des suspensions ou exclusions, les fraudes sont désormais passibles de peines d’emprisonnement. Cette évolution vise à dissuader fortement les tricheurs et à restaurer la crédibilité du système éducatif.
Un engagement ferme pour restaurer la valeur du bac malien
Conscient de l’ampleur du phénomène, le ministère de l’Éducation, soutenu par la volonté politique actuelle, entend durcir les contrôles lors des prochaines éditions. L’objectif est clair : préserver l’intégrité des examens nationaux et redonner au baccalauréat malien toute sa valeur d’antan.
Malgré ces défis, le CNCE se félicite du bon déroulement global des examens cette année. Selon ses responsables, les épreuves du bac 2025 se sont tenues sans aucune fuite de sujet, une première saluée comme un signal fort en faveur d’un processus éducatif plus rigoureux et équitable.











