Chaque année, des millions de musulmans affluent en Arabie Saoudite pour accomplir le Hadj. Le port du vêtement blanc, appelé Ihram, symbolise bien plus qu’une simple tradition vestimentaire.
Le Hadj : un rite sacré marqué par l’unité spirituelle
Le Hadj, cinquième pilier de l’islam, rassemble chaque année des millions de fidèles en Arabie Saoudite. Parmi les éléments les plus visibles de ce pèlerinage figure la tenue blanche portée par les pèlerins, appelée Ihram. Ce vêtement, au-delà de son apparence uniforme, incarne la pureté, l’humilité et l’égalité entre les croyants.
L’Ihram : un habit symbolique et réglementé
Entrer en état d’Ihram signifie plus qu’enfiler un simple habit. Il s’agit d’un engagement spirituel profond où le croyant se détache des distractions matérielles pour se concentrer pleinement sur sa foi.
Le port de vêtements spécifiques, généralement blancs et sans couture
L’intention déclarée de réaliser le Hadj ou la Omra
Le respect de plusieurs interdits : pas de relations sexuelles, de disputes, de coupes de cheveux ou d’ongles, ni de vanité
Chez les hommes, l’habit se compose de deux pièces de tissu : un drap pour le bas (Izār) et un autre pour le haut (Ridā), souvent porté de manière à découvrir l’épaule droite. Pour les femmes, la tenue reste modeste, ample, sans maquillage ni parfum.
Une tenue blanche porteuse de sens
Le choix du blanc n’est pas anodin. Cette couleur évoque la propreté, la paix et la soumission à Dieu. Selon les enseignements du Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui), les vêtements blancs sont préférables dans la vie quotidienne et même pour envelopper les défunts.











