Un nouveau cycle de discussions entre la Russie et l’Ukraine est prévu à Istanbul le 2 juin 2025. Moscou souhaite présenter un mémorandum de paix, tandis que Kiev exige d’en connaître le contenu avant toute rencontre.
Vers une reprise des pourparlers entre Moscou et Kiev
Un second cycle de négociations russo-ukrainiennes est envisagé pour le 2 juin 2025 à Istanbul. Selon le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, Vladimir Poutine entend soumettre à la délégation ukrainienne un mémorandum censé poser les fondations d’un éventuel accord de paix. Ce document, rédigé par l’équipe russe conduite par Vladimir Medinski, sera accompagné d’explications détaillées lors de la rencontre.
Kiev attend des garanties avant de s’engager
Du côté ukrainien, la prudence est de mise. Le ministre de la Défense, Roustem Oumerov, a affirmé que l’Ukraine attend d’abord de recevoir le contenu du mémorandum avant d’envisager une quelconque participation au sommet. Il a précisé sur le réseau X que Kiev ne s’oppose pas au dialogue, mais qu’elle souhaite étudier en amont les propositions russes.
Des précédents sans percée diplomatique
La précédente rencontre entre les deux pays s’était tenue le 16 mai 2025, déjà à Istanbul. Ce premier contact direct depuis le printemps 2022 n’avait pas débouché sur une avancée majeure. Toutefois, il avait permis un échange significatif de prisonniers : 1 000 soldats russes contre 1 000 soldats ukrainiens.
Des exigences toujours incompatibles
La Russie réclame un renoncement à l’intégration à l’OTAN ainsi que la reconnaissance de l’annexion de cinq régions ukrainiennes. Kiev rejette fermement ces demandes, les considérant comme une menace directe à sa souveraineté nationale.
Appels à un soutien international
Sergueï Lavrov a salué le rôle joué par la Turquie et a appelé la communauté internationale à soutenir le processus. Il a invité tous les acteurs engagés pour la paix à appuyer ce second round de pourparlers.
Une proposition de sommet écartée par Moscou
Volodymyr Zelensky a suggéré un sommet trilatéral réunissant Vladimir Poutine et Donald Trump. Le Kremlin a immédiatement rejeté l’idée, jugeant qu’aucun sommet ne pouvait avoir lieu sans avancées préalables.
Plus tôt en mai, une rencontre bilatérale proposée par Zelensky avait déjà été refusée par Moscou. En parallèle, les affrontements se poursuivent. L’Ukraine accuse la Russie d’instrumentaliser le dialogue pour gagner du temps tout en maintenant les combats.
Un soutien militaire renforcé à l’Ukraine
En visite à Berlin, Zelensky a dénoncé l’absence d’intention pacifique du côté russe. Le chancelier allemand Friedrich Merz a annoncé un renforcement de l’aide militaire, notamment via la production conjointe de missiles longue portée.












