Abdoul Aziz Aguissa prend les rênes du Bureau du Vérificateur général, succédant à Samba Alhamdou Baby. Sa nomination marque la priorité donnée à l’expérience face à la concurrence, y compris celle d’un ministre en exercice.
Un administrateur confirmé succède à Samba Alhamdou Baby
Le poste stratégique de Vérificateur général est désormais pourvu. Après sept années de service de Samba Alhamdou Baby, les plus hautes autorités ont porté leur choix sur Abdoul Aziz Aguissa, un administrateur aguerri et membre du corps préfectoral. Sa désignation intervient à l’issue d’un processus de sélection discrètement disputé entre plusieurs personnalités de haut rang.
Une expérience décisive
Ce choix ne relève pas du hasard. Abdoul Aziz Aguissa a su faire valoir une dizaine d’années d’expérience à des fonctions de responsabilité au sein même du Bureau du Vérificateur général. Considéré comme une véritable mémoire de l’institution, il a su se distinguer par sa connaissance approfondie des rouages du contrôle administratif et de la gestion publique.
Cette expérience a pesé lourdement dans la balance, notamment face à des concurrents de taille, dont deux officiers de la gendarmerie et le ministre de la Justice, Mahamoudou Kassogué, lui-même cité parmi les candidats les plus sérieux.
Le ministre écarté au profit d’un profil technique
Selon plusieurs sources concordantes, Mahamoudou Kassogué nourrissait l’ambition de quitter le gouvernement pour rejoindre une fonction plus stable, en l’occurrence celle de Vérificateur général, un poste de sept ans non renouvelable. Une telle reconversion aurait pu redéfinir les équilibres politiques actuels.
Cependant, les autorités ont préféré un homme du sérail, mieux préparé à assurer la continuité du travail de vérification et d’audit public. Ce choix souligne une orientation technocratique, axée sur les compétences spécifiques au secteur.
Un malaise discret au sommet
La décision n’a pas été sans provoquer quelques remous. Dans certains cercles, des frustrations seraient nées de cette préférence donnée à l’expérience sur la loyauté politique. Cette nomination remet en lumière les tensions sous-jacentes entre logique administrative et ambitions personnelles au sommet de l’État.
Quoi qu’il en soit, Abdoul Aziz Aguissa prend désormais les commandes d’un organe central du contrôle public, avec pour mission de poursuivre et renforcer les efforts de transparence et de bonne gouvernance, dans un contexte où chaque choix stratégique est scruté de près.












