Lors de la cérémonie des Flammes 2025, Kery James a marqué les esprits avec un discours fort et engagé, abordant les questions de l’islamophobie, des violences au Congo et du conflit en Palestine. Un moment intense qui rappelle la vocation militante du rap.
Un appel percutant en direct sur W9
Le mardi 13 mai 2025, lors de la troisième édition des Flammes, la Seine Musicale a résonné au rythme des cultures urbaines, diffusées sur W9. La cérémonie, qui récompense les artistes urbains, a notamment mis à l’honneur Shay, Tiakola et SDM. Cependant, l’événement a pris une tournure inattendue avec l’intervention de Kery James.
L’hommage à Aboubakar Cissé
Au cœur de son discours, Kery James a évoqué le tragique destin d’Aboubakar Cissé, un jeune Malien de 22 ans, arrivé en France à 17 ans. Connu pour son implication bénévole à la mosquée de La Grand-Combe, il a été poignardé le 25 avril dernier alors qu’il priait seul. Son agresseur, un jeune homme français de 20 ans, a filmé son acte avant de fuir vers l’Italie.
Congo et Palestine : des douleurs ignorées
Kery James a également dénoncé les violences perpétrées au Congo, trop souvent passées sous silence, et la situation critique en Palestine, où la population est confrontée à des violences constantes. Par ce discours, il rappelle que le rap est un moyen de résistance et de revendication.
Le rap : art et responsabilité sociale
Depuis toujours, Kery James utilise son art comme porte-voix des opprimés. Son discours aux Flammes 2025 s’inscrit dans cette lignée, rappelant que le rap ne se réduit pas à des performances musicales. C’est avant tout une plateforme d’expression sociale, née de la nécessité de parler des injustices.
Pour Kery James, s’engager à travers la musique est un devoir. Ses paroles rappellent que le rap est fondamentalement politique, un cri de révolte contre les discriminations, la violence et la pauvreté.











