La capitale libyenne a connu une nouvelle flambée de violence après l’assassinat d’un puissant chef de milice. L’ONU tire la sonnette d’alarme face à une situation sécuritaire fragile qui pourrait dégénérer à tout moment.
Tripoli en crise : combats, tensions politiques et risque de chaos
Tripoli, capitale de la Libye, traverse une période de grande instabilité après trois jours d’intenses combats entre des groupes armés rivaux. Cette flambée de violence a été déclenchée par la mort soudaine de Abdelghani « Gheniwa » el-Kikli, chef de l’Autorité de soutien à la stabilité (SSA), une milice influente de la ville.
Les affrontements ont débuté dans la nuit du 12 mai 2025, quelques heures après l’annonce de la disparition de « Gheniwa », tué lors d’une embuscade dans une caserne contrôlée par la Brigade 444, une unité liée au gouvernement. Cette mort a exacerbé les tensions avec les partisans de la SSA, qui ont promis de se venger, jurant de traquer les responsables « où qu’ils soient ».
En réponse, le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement reconnu par l’ONU, a ordonné la dissolution de plusieurs groupes armés opérant à Tripoli. Il a qualifié cette décision d' »étape cruciale » vers la pacification de la capitale, longtemps dominée par une multitude de milices indépendantes.
La population prise en otage par les combats
Alors que la ville tentait de retrouver un semblant de calme jeudi, plusieurs établissements comme les écoles et l’aéroport sont restés fermés. Les rues de la capitale, en particulier les quartiers du sud comme Abou Salim, étaient quasi désertes. Seuls quelques commerces essentiels, comme des épiceries et des boulangeries, ont brièvement rouvert.
Des habitants d’Abou Salim ont manifesté contre la présence continue des combattants de la SSA dans leur quartier, mais ils ont été violemment dispersés mercredi soir. Aucun bilan officiel n’a été communiqué.
Recomposition des alliances et escalade militaire
Outre la SSA, une autre milice puissante, la Force Radaa (dissuasion), s’est retrouvée au cœur de nouveaux affrontements, cette fois contre la Brigade 444. Ce conflit, survenu entre le 13 et le 14 mai, fait suite à l’annonce par Dbeibah de la dissolution .












